Le quartier financier du roi Abdallah, implanté à Riyad, a subi des frappes le dernier dimanche. Un immeuble appartenant au groupe pétrolier Aramco a été endommagé au cours de cet épisode. Les combattants houthis, soutenus par l’Iran au Yémen, ont revendiqué cette nouvelle offensive menée à l’aide de projectiles dirigés vers la métropole saoudienne.
Interceptions et incertitudes sur les dégâts
L’alliance militaire menée par l’Arabie saoudite a affirmé avoir neutralisé plusieurs menaces aériennes. Turki al-Malki, qui s’exprime comme porte-parole de cette coalition, a indiqué via le réseau social X la destruction de deux missiles balistiques ciblant la capitale, ainsi que l’élimination de deux missiles de croisière expédiés vers Riyad et les zones méridionales du pays.
Des journalistes présents sur place ont rapporté des détonations nourries à la suite de l’émission d’une alerte par les autorités. Jusqu’à présent, l’origine exacte des altérations constatées sur le gratte-ciel d’Aramco reste incertaine, les observateurs s’interrogeant sur un possible impact direct ou sur les conséquences de la retombée de débris consécutive à une interception.
Un emplacement hautement symbolique
Plusieurs témoins ont attesté que l’édifice comportait des vitres fracassées et des marques apparentes sur une portion de son enveloppe extérieure. La zone d’affaires ciblée représente un emblème majeur des transformations économiques et urbanistiques entreprises dans le pays, abritant des tours élevées, des espaces verts, des enseignes de prestige, des résidences ainsi qu’une station de métro très fréquentée.
Cette situation se déroule alors que les insurgés yéménites avaient imputé au royaume des assauts meurtriers contre des civils durant le week-end précédent. De surcroît, ces faits surviennent peu après la décision du ministère saoudien de l’Éducation, officialisée le samedi soir, de rétablir l’enseignement en personne dans les écoles de la capitale après une période d’apprentissage à distance consécutive à des bombardements antérieurs.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
