La police fédérale américaine a publiquement désigné la Corée du Nord comme la responsable du piratage d’envergure ayant frappé la plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance. Les autorités estiment que le montant total des actifs virtuels dérobés dépasse les 6 milliards de dollars, qualifiant l’événement de vol historique.
D’après les informations diffusées par l’agence fédérale, l’opération malveillante est menée par une entité connue sous l’appellation TraderTraitor. L’organisme fédéral américain chargé de la protection des réseaux et des infrastructures qualifie ce collectif de pirates de groupe étatique nord-coréen, actif dans les cyberattaques et les vols de cryptomonnaies depuis l’année 2020 au moins. Cet ensemble serait également rattaché au Lazarus Group, réputé pour cibler le secteur de la blockchain à l’aide de logiciels malveillants et de campagnes de piégeage.
Du côté de la plateforme d’échange, le co-directeur général Richard Teng a qualifié l’incident d’attaque sophistiquée. Les auteurs ont réussi à s’introduire dans les portefeuilles en ligne pour dérober l’équivalent de 6,3 milliards de dollars en actifs numériques. Face à cette situation d’urgence, l’entreprise a immédiatement interrompu les dépôts et les retraits afin de mener des vérifications de sécurité, de bloquer certains fonds et de collaborer avec les services de police.
La direction a affirmé avoir réussi à combler environ 90 % de la somme dérobée lors de l’intrusion, permettant une reprise progressive des retraits. Les 10 % restants correspondent à des jetons présentant une liquidité moindre, ce qui devrait allonger le délai nécessaire pour les racheter. Dans une allocution vidéo partagée en ligne, le dirigeant a tenu à rassurer les utilisateurs en affirmant que les avoirs étaient en sécurité et que l’entreprise s’engageait à absorber l’intégralité des pertes financières au moyen de sa propre trésorerie.
Concernant la suite des opérations pour les cryptomonnaies dérobées, les services de sécurité américains constatent que les assaillants convertissent les fonds en Ethereum. Les autorités redoutent que ces montants ne soient ensuite totalement blanchis par le biais de services décentralisés et de mécanismes d’échange instantané.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
