L’opposante vénézuélienne María Corina Machado a effectué un retour remarqué dans son pays après près d’un an d’exil, bénéficiant de l’appui de Washington et de Donald Trump. Partie pour une semaine sur le territoire national, celle qui a reçu la distinction scandinave a fait sa réapparition dimanche dernier en publiant un message sur un réseau social avant de se montrer au sanctuaire de la Divina Pastora à Barquisimeto, à environ 300 kilomètres au sud de Caracas.
La dirigeante politique, auréolée du Nobel de la paix, s’est ensuite exprimée le 29 octobre depuis l’amphithéâtre de l’Université catholique Andrés Bello (Ucab) à Caracas. Lors de cette première intervention publique face à la presse depuis son retour survenu le 25 octobre, elle a détaillé ses ambitions pour le territoire, réclamant la tenue d’une élection présidentielle au plus tard en 2027. Selon ses déclarations, ce scrutin doit symboliser un moment de libération.
Projets économiques et reconstruction
Devant un parterre d’étudiants rassemblés sur le campus, María Corina Machado a esquissé des perspectives économiques fondées sur les ressources du sous-sol vénézuélien afin de susciter de nouvelles opportunités. L’opposante a insisté sur la nécessité de rebâtir l’État en incitant les citoyens partis à l’étranger à revenir tout en garantissant des emplois à ceux qui sont restés sur place. Elle a également annoncé la préparation imminente d’une tournée nationale.
De son côté, la présidente par intérim Delcy Rodriguez avait affirmé que des scrutins intègres seraient organisés, sans pour autant fixer de calendrier précis. L’opposition conteste les résultats du scrutin présidentiel de 2024, estimant qu’il a été entaché de fraudes, à l’issue duquel Nicolas Maduro avait été déclaré vainqueur avant d’être capturé par les États-Unis, où il fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires.
Position sur les pourparlers
Interrogée sur les pourparlers en cours depuis le mois d’août entre une frange de l’opposition et le gouvernement intérimaire, placés sous l’égide des États-Unis, María Corina Machado a clarifié la posture de son camp. Si elle a indiqué ne pas participer directement à ces discussions, elle a assuré que sa formation n’y faisait pas obstacle et souhaitait leur succès.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
