Le président américain Donald Trump a adopté un discours plus conciliant, affirmant qu’un compromis avec Téhéran pouvait voir le jour. Ce revirement intervient au moment où d’importants scrutins se profilent aux États-Unis. Sur sa plateforme Truth Social, le dirigeant américain a indiqué que la population estimait qu’un conflit armé serait évité, provoquant une baisse des cours du pétrole. Quelques jours plus tôt, il avait pourtant menacé d’infliger un sévère châtiment à l’Iran et évoqué des sites nucléaires à cibler.
Des opérations militaires tenues secrètes
Parallèlement à ces déclarations, des frappes limitées ont été menées par les forces américaines sur l’île iranienne de Qeshm, située dans le détroit d’Ormuz. L’armée souhaitait maintenir ces actions à caractère secret. Le vice-président J.D. Vance a pour sa part affiché une vision optimiste quant à la conclusion d’une entente négociée pour solder le conflit, sans toutefois avancer de calendrier précis. Le chef de la maison Blanche a insisté sur la volonté de l’autre camp de s’entendre rapidement.
Négociations intenses et réouverture du détroit d’Ormuz
Du côté de Téhéran, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a fait état de pourparlers très intenses, tout en saluant l’implication du Qatar et du Pakistan dans la médiation. Afin de faciliter les pourparlers, le guide suprême Mojtaba Khamenei a délégué des prérogatives au gouvernement, selon le président Massoud Pezeshkian. L’Iran s’est déclaré disposé à rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz en deux jours au lieu de sept, tout en maintenant des conditions strictes que Washington avait repoussées en septembre, exigeant notamment un cessez-le-feu régional, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d’avoirs à l’étranger. Les hostilités avaient débuté le 28 février à la suite de frappes israélo-américaines.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
