La campagne pour le Sénat dans l’État du Michigan subit un bouleversement majeur à l’approche des élections de mi-mandat. Haley Stevens a officialisé son ralliement au candidat républicain Mike Rogers, marquant une rupture totale avec le prétendant de son propre camp, Abdul El-Sayed. Ce choix survient au terme d’une période de fortes tensions politiques et risque de compromettre les ambitions du parti démocrate de s’emparer du Sénat.
Une polémique autour d’une publicité
La source de cette division réside dans un spot publicitaire diffusé par un groupe politique indépendant soutenant Abdul El Sayed. Haley Stevens a refusé de prendre part à un événement commun après la diffusion de cette vidéo, qu’elle qualifie d’antisémite. Le contenu incriminé impute l’augmentation des prix au positionnement des États-Unis concernant les conflits menés par Israël à Gaza et en Iran.
Bien que la séquence ne provienne pas directement de l’équipe officielle d’Abdul El Sayed, Haley Stevens soutient que la vidéo s’appuie sur les prises de position passées du candidat. Ce dernier a effectivement affiché son opposition à l’octroi d’une aide militaire et financière américaine à l’État hébreu.
Des antécédents et des divisions internes
La compétition lors des primaires démocrates entre Abdul El Sayed, profil progressiste et critique d’Israël, et Haley Stevens, modérée ayant bénéficié du soutien de l’AIPAC (le lobby pro-israélien qui a investi une somme dépassant trente millions de dollars pour sa campagne), avait déjà été marquée par de vifs désaccords. Malgré une apparente réconciliation après la victoire d’Abdul El Sayed, les désaccords ont ressurgi lorsque Haley Stevens a exigé une condamnation publique de la publicité par son ancien rival.
Face à cette situation, des figures du parti ont tenté de calmer le jeu. L’élue Debbie Dingell a notamment exhorté les troupes à privilégier l’unité, affirmant que le débat véritable devait se concentrer sur les actions menées à Washington depuis le retour de Donald Trump.
La question de l’assistance financière à Israël demeure un sujet central aux États-Unis depuis trois ans. En juin, près de la moitié des membres démocrates de la Chambre des représentants s’étaient prononcés en faveur de son annulation, tandis que 60 % de la population américaine exprime désormais son opposition à cette aide.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
