Les automobilistes français constatent un recul des tarifs à la pompe. Le prix moyen du gazole s’établit à 2,283 euros dans les stations-service du territoire, selon les données officielles relevées lundi à 16 heures. Emmanuel Macron a salué cette évolution favorable, estimant qu’elle résulte d’actions gouvernementales concrètes. S’exprimant sur le réseau X, le chef de l’État a souligné la nécessité de maintenir le cap tout en conservant une posture prudente face aux incertitudes géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Il a rappelé que la situation demeure complexe et que la plus grande vigilance s’impose.
Une mesure issue des stocks stratégiques
Cette détente sur les tarifs fait suite à une décision prise le 12 octobre par l’exécutif. Le gouvernement a ainsi mis à disposition des distributeurs dix millions de barils de gazole, prélevés sur ses réserves stratégiques. Cette allocation a été calculée en fonction de la part de marché enregistrée par chaque acteur en 2025, et programmée pour une durée de trois mois. L’objectif affiché de cette opération était de retrancher entre 12 et 18 centimes sur le coût du litre. Cette intervention exceptionnelle a été décidée pour contrer la flambée des tarifs provoquée par le conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël fin février 2026.
Le ministre du commerce, Serge Papin, a indiqué que cette diminution de 12 à 18 centimes par litre s’est concrétisée dans plus de la moitié des stations-service du pays. De son côté, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a précisé qu’une station sur deux avait répercuté cette baisse dès lundi. Le président de la République s’est félicité d’un recul supérieur à dix centimes par litre, insistant sur le fait que cette politique a été menée sans toucher aux taxes et sans démagogie, en réponse aux formations politiques qui réclamaient depuis plusieurs semaines un blocage des prix ou un allègement fiscal sur les carburants.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
