Un ouvrage intitulé Vous êtes tous trop durs avec moi, signé de l’éditorialiste Françoise Degois, paraît le jeudi 5 novembre. Ce livre rassemble des conversations privées menées par messages sur la messagerie Telegram entre le chef de l’État et l’ancienne conseillère de Ségolène Royal, débutées à l’été 2024. L’Élysée, qui n’a été prévenu de cette parution que le 2 novembre, se retrouve ainsi embarrassé par la divulgation de ces propos. Un proche du président de la République s’est agacé de cette méthode, estimant que peu de personnes pourraient défendre une telle cohérence entre propos privés et publics si les messages de n’importe qui étaient ainsi divulgués. Du côté de l’éditeur, on rappelle que l’éditorialiste Franz-Olivier Giesbert avait également utilisé des entretiens menés avec des présidents sans les avertir initialement de leur retranscription.
La dissolution et le Rassemblement national au cœur des discussions
Dans ces échanges, Emmanuel Macron défend fermement la décision de dissoudre l’Assemblée nationale prise en juin 2024. Il assure à son interlocutrice que ce choix a permis de bloquer le Rassemblement national qui, selon lui, était prêt pour l’automne mais pas pour le mois de juin. Le président de la République critique également l’idée d’une victoire de la gauche sous les couleurs du Nouveau Front populaire, affirmant notamment que le Rassemblement national a gagné. Concernant la formation d’extrême droite, il estime en octobre 2025 que de nombreux acteurs de droite courent vers elle et juge que sa prétendante à l’Élysée ne pourra pas cacher son tropisme pro-Poutine et pro-MAGA. Face aux appels à la démission réclamés par l’opposition, le chef de l’État tranche nettement en affirmant qu’il ne compte pas déserter.
Le maintien de la position sur la réforme des retraites
L’ouvrage aborde également la réforme des retraites, sujet qualifié d’immense nécessité par le président malgré les critiques. En octobre 2025, alors que Françoise Degois lui suggère de lâcher ce dossier, Emmanuel Macron défend le texte en affirmant qu’il faudra aller plus loin. Malgré l’annonce par Sébastien Lecornu, le 14 octobre, de la suspension de la réforme demandée par le Parti socialiste, le chef de l’État persiste dans ses messages en estimant que suspendre cette mesure mettrait le pays dans la difficulté, tout en affirmant que le sujet est digéré dans la vie réelle.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
