Près de trente millions d’électeurs en Afrique du Sud sont appelés aux urnes ce mercredi 4 novembre pour renouveler leurs responsables municipaux pour un mandat de cinq ans. Ce scrutin représente un enjeu électoral majeur pour le Congrès national africain (ANC), la formation politique au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994.
Sur l’ensemble des communes que compte le pays, le parti dirige actuellement la majorité dans 105 municipalités sur un total de 257. Cependant, le bilan de sa gestion est vivement critiqué. Des difficultés telles que des pénuries d’eau, des coupures d’électricité, des problèmes d’insécurité ainsi que des axes routiers dégradés par des nids-de-poule ou couverts de déchets alimentent le mécontentement de la population.
Dans la commune de Mandela Bay, Barend Lombard, à la tête d’une association de riverains baptisée « I love Uitenhage », s’efforce d’améliorer le cadre de vie local en s’occupant d’espaces verts et de la réfection des routes. Selon ses observations, le sentiment général est que la population a l’impression d’avoir été trahie.
Plusieurs publications locales et internationales soulignent la perspective d’un recul pour l’ANC. Lors du précédent scrutin municipal organisé en 2021, la formation politique avait recueilli 45 % des suffrages sur le plan national. Pour cette échéance, les enquêtes d’opinion tablent sur un résultat compris entre 30 % et 34 % des voix, ce qui marquerait un nouveau score historiquement bas pour le parti, bien qu’il dût demeurer la principale force politique nationale d’après les prévisions.
La fin de la campagne électorale a notamment été marquée par une grève des services de ramassage des ordures et par des interruptions de distribution d’eau dans plusieurs zones, notamment à Johannesburg et dans le township d’Alexandra, où les voies de circulation se sont retrouvées encombrées de détritus à l’approche du scrutin.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
