La course à l’élection présidentielle s’anime au sein de la droite et du centre. Le candidat du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a affirmé qu’un scrutin interne sera nécessaire pour départager les différents postulants de cette famille politique. D’après le sénateur vendéen, ce vote pourrait se tenir en début d’année.
Cette position rejoint les appels formulés précédemment par d’autres personnalités politiques. David Lisnard, candidat de Nouvelle Energie, avait initié cette idée au printemps dernier, suivi fin octobre par Gabriel Attal, candidat de Renaissance. Ce dernier a qualifié cette consultation d’« inéluctable », malgré sa situation de distancé dans les sondages face au maire du Havre dans l’espace politique du centre et de la droite.
Édouard Philippe face aux pressions
Le maire du Havre et candidat Horizons continue pour sa part de rejeter l’idée d’un tel scrutin. Malgré cette fin de non-recevoir réitérée, Bruno Retailleau assure que son rival finira par céder. Le candidat des Républicains prévient qu’il ira pour sa part jusqu’au bout si aucun vote démocratique de départage n’est organisé, tout en reconnaissant que les enquêtes d’opinion ne suffiront pas à trancher. Bruno Retailleau a rappelé qu’un sondage publié récemment place l’ensemble des quatre hommes sous la barre des dix pour cent dans l’hypothèse où ils resteraient en lice, ne permettant pas d’écarter un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
Afin de préparer le terrain et de clarifier les positions des différents acteurs, Bruno Retailleau suggère la mise en place de trois débats d’ici la fin de l’année sur des chaînes différentes. Ces rendez-vous seraient consacrés à l’écologie, aux questions régaliennes et au pouvoir d’achat. Le candidat de droite exclut par ailleurs toute participation de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche, au motif qu’il refuse le concept du « en même temps ».
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
