L’administration menée par Donald Trump met un terme définitif au dispositif baptisé fonds « anti-instrumentalisation » de la justice. Todd Blanche, qui assure l’intérim à la tête du ministère après avoir exercé les fonctions de conseil juridique pour le président, a officialisé cette décision par la signature d’un arrêté diffusé dimanche 2 août 2026 sur le réseau social X. Ce projet avait été institué au mois de mai précédent afin de réparer les préjudices qu’auraient subis des proches du chef de l’État poursuivis en justice sous la présidence de Joe Biden.
Le dispositif prévoyait une enveloppe financière d’environ 1,8 milliard de dollars, soit plus de 1,5 milliard d’euros. Des opposants au projet, notamment au sein du camp républicain, le qualifiaient de « caisse noire » destinée aux alliés du locataire de la Maison-Blanche. Face à ces critiques, plusieurs sénateurs bloquaient la confirmation définitive de Todd Blanche à la tête du département, exigeant des garanties écrites quant à l’abandon total de cette structure financière ainsi que des précisions sur un accord d’immunité fiscale.
Une décision pour débloquer une nomination
Dans le document officiel publié sur internet, Todd Blanche atteste que le texte de mai portant création du fonds « est annulé et n’aura ni force ni effet ». Le haut responsable ajoute que le document « établit, au-delà de tout doute, qu’il n’existe aucun fonds ». Cette publication fait suite à plusieurs semaines de négociations et répond directement aux exigences de parlementaires, dont les sénateurs républicains John Cornyn et Thom Tillis, dont les voix s’avéraient indispensables pour le vote de confirmation prévu devant la commission judiciaire.
En parallèle de cet arrêté, un second document non signé a été rendu public par l’institution sur X. Il explicite les termes d’un accord d’immunité fiscale conclu en mai entre l’administration fiscale, Donald Trump et ses fils Eric et Donald Jr, à la suite d’une action en justice initiée par le président et ses enfants. Ce texte précise que l’accord s’applique uniquement de manière rétroactive et cible strictement les protagonistes nommés dans la procédure judiciaire initiale, répondant ainsi aux craintes des sénateurs quant à une éventuelle extension de l’immunité à d’autres bénéficiaires ou à des situations futures.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
