L’avionneur américain Boeing a franchi une étape réglementaire majeure lundi 3 août en obtenant la certification de son 737 MAX 7. Ce feu vert survient plus de huit ans après le premier vol de l’appareil, initialement attendu en service dès 2019. Les retards successifs ont été attribués par le constructeur à des écueils techniques et à diverses difficultés internes.
Dans un communiqué, l’Agence fédérale de l’aviation (FAA) a souligné que cette approbation résulte d’un travail soutenu visant à résoudre des problèmes techniques complexes. L’organisme a précisé avoir mené un examen approfondi du design de l’avion ainsi que des analyses de sécurité rigoureuses. Le processus de certification a nécessité 686 heures d’essais, réparties en 441 vols et 349 heures au sol. Parmi les derniers points techniques validés figure le système antigel des moteurs LEAP-1B, conçus par CFM International.
Stephanie Pope, qui dirige les activités d’aviation commerciale chez Boeing, a salué une certification validant la rigueur de la conception des avions de l’entreprise. Le premier exemplaire certifié devrait être livré à la compagnie Southwest Airlines. À la suite de cette annonce, l’action Boeing a progressé de 7,99 % à la Bourse de New York.
L’attente persistante pour le 737 MAX 10
Malgré cette avancée, les compagnies aériennes restent focalisées sur la certification du 737 MAX 10, le modèle le plus grand de la gamme. Le carnet de commandes au 30 juin comptabilisait 1 678 exemplaires pour cette version, contre 310 pour le 737 MAX 7. Des transporteurs comme United Airlines, qui attend 277 unités du MAX 10 d’ici 2030, expriment leur impatience face à ces délais.
Le développement du 737 MAX 10 a notamment nécessité l’intégration d’une nouvelle sonde d’angle d’attaque, un équipement rendu obligatoire après les accidents des 737 MAX 8 en 2018 et 2019, qui avaient causé 346 décès et entraîné une immobilisation mondiale de la flotte pendant au moins vingt mois. Boeing espère obtenir le feu vert pour ce modèle afin de débuter les livraisons l’année prochaine.
Pour soutenir la production, Boeing a inauguré le 6 juillet une nouvelle ligne d’assemblage baptisée « North Line » à Everett, près de Seattle. Cette installation est destinée à la fabrication du 737 MAX 10, l’usine historique de Renton ne disposant pas de l’espace nécessaire pour assembler ce modèle de bout en bout. Actuellement, la cadence de production des monocouloirs atteint 47 unités par mois, après la levée par la FAA, à l’automne 2025, du plafond de 38 appareils mensuels imposé suite à un incident en vol survenu en janvier 2024.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
