L’Espagne entame trois jours de deuil national, de jeudi à samedi, au lendemain de la collision entre deux rames à grande vitesse sur la portion séparant Los Yébenes et Urda. Les autorités régionales rapportent un bilan s’établissant à présent à 68 personnes décédées ainsi que 108 blessés, parmi lesquels 58 individus se trouvent hospitalisés. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, a qualifié d’inacceptable la survenue de deux catastrophes ferroviaires d’importance majeure au cours d’une même année, en faisant référence au drame de janvier ayant coûté la vie à 40 personnes. Le président de la région Castille-La-Manche, Emiliano García-Page, a également fait le point sur ces statistiques.
L’enchaînement des événements selon le ministère
Le ministre des Transports, Oscar Puente, a apporté des précisions sur les causes du drame. Une défaillance du dispositif de signalisation et de contrôle des distances, connu sous l’appellation LZB, a provoqué l’arrêt immédiat de six compositions ferroviaires dans le secteur concerné, comprenant le train de l’opérateur public Renfe et celui de l’entreprise privée Iryo. Par la suite, le centre de commandement a donné l’instruction manuelle de relancer l’ensemble de ces convois.
Alors que la rame Iryo est demeurée immobilisée plus en amont, le train de la Renfe a progressé librement sur une distance de 25 kilomètres en l’espace d’un quart d’heure avant de s’encastrer dans l’arrière du premier convoi en pleine ligne droite. Le ministre a qualifié la reprise du trafic ordonnée par les opérateurs de décision erronée et incompréhensible, ajoutant que les services de contrôle disposaient du temps nécessaire pour rectifier la situation avant le choc.
Accompagnement des familles et dispositifs de secours
Pour faire face à cette situation dramatique, la Garde civile a ouvert quatre antennes à Madrid, Tolède, Cordoue et Séville. Ces installations ont pour mission de recueillir les plaintes pour disparitions et de prélever des échantillons d’ADN afin de faciliter l’identification des corps. Dans la commune d’Urda, un établissement scolaire a été aménagé afin d’accueillir les proches endeuillés, avec l’assistance de la Croix-Rouge. Des structures dédiées aux dons du sang ont également vu le jour dans la région de Castille-La-Manche ainsi que dans la capitale.
Ce nouvel accident tragique provoque de fortes contestations à l’encontre de l’exécutif socialiste concernant la surveillance et l’administration des infrastructures ferroviaires du pays.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
