La situation diplomatique et militaire au Moyen-Orient reste particulièrement tendue. Le président américain Donald Trump a affirmé, lors d’un entretien, que le détroit d’Ormuz devrait ouvrir très prochainement, menaçant l’Iran de représailles militaires d’envergure en cas de refus. Le dirigeant américain a toutefois souligné l’existence de discussions constructives, soutenant que Téhéran souhaitait conclure un accord.
Dans la même dynamique, le ministre des Finances américain, Scott Bessent, a déclaré qu’un compromis visant à rouvrir le passage et à amorcer une normalisation pourrait être trouvé. Le site Axios, citant des sources régionales, a également indiqué qu’un pacte temporaire d’une durée de soixante jours serait examiné entre l’Iran et le sultanat d’Oman.
Cependant, ces déclarations se heurtent à la position de Téhéran. Le ministère iranien des Affaires étrangères a formellement contredit l’existence de pourparlers avec Washington, affirmant privilégier des discussions exclusives menées par l’intermédiaire d’Oman afin de sécuriser le transit dans le détroit.
Parallèlement, les répercussions de ces tensions se font ressentir sur les marchés financiers. Les annonces d’efforts diplomatiques ont provoqué une baisse des cours de l’or noir, tant à Wall Street que sur les places asiatiques, la référence internationale de l’hydrocarbure ainsi que l’équivalent américain enregistrant des reculs notables.
Sur un autre front, des pourparlers se déroulent à Rome entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis. Le Liban a accédé à une demande américaine visant à élargir sa délégation pour aborder des dossiers d’ordre militaire, sécuritaire et économique. Ces tractations ont toutefois suscité de vives critiques de la part du chef du Hezbollah, Naïm Kassem, qui a estimé qu’elles n’aboutiraient qu’à des compromis néfastes pour son pays, tout en mettant en cause la neutralité du président libanais Joseph Aoun.
Enfin, la région subit toujours des incidents armés. Un navire de commerce indien a coulé après avoir été touché lors d’une attaque que le gouvernement yéménite attribue aux rebelles houthis, tandis que ces derniers ont revendiqué le ciblage d’un aéroport dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
