L’épisode caniculaire qui traverse l’Hexagone s’étend à la quasi-totalité du pays. Selon les indications de Météo-France, 78 départements sont placés en vigilance orange mercredi, contre 43 la veille. Hormis en altitude et sur une fine bordure côtière, les maximales s’annoncent supérieures à 35 °C. Entre la Nouvelle-Aquitaine et le Centre-Val de Loire, le thermomètre doit grimper de 38 à 40 °C, tandis qu’il avoisinera 38 °C en Île-de-France.
Quinze départements font l’objet d’une vigilance jaune, localisés principalement dans les Pyrénées et le Nord-Est, comprenant les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, l’Ariège, la Lozère, la Haute-Loire, l’Oise, l’Aisne, la Marne, les Ardennes, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, les Vosges, ainsi que le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Seuls trois départements du nord du territoire, à savoir la Somme, le Pas-de-Calais et le Nord, échappent à cette vague de chaleur.
Cet épisode s’inscrit dans la continuité de la troisième vague de chaleur entamée le 28 juillet, qui ne s’est pas interrompue dans le Sud-Est et vient s’amplifier à l’échelle nationale. Météo-France prévoit une accentuation des températures jeudi, avec des valeurs comprises entre 35 et 39 °C sur la plupart des régions, et localement 40 °C. Un air plus frais est attendu par l’ouest à partir de vendredi, moment où les fortes chaleurs basculeront vers l’est.
Conséquences sur l’environnement et les infrastructures
Ces conditions estivales intenses s’accompagnent de répercussions sur la gestion des ressources et la sécurité. D’après le Bureau de recherches géologiques et minières, au premier août, la quasi-totalité des réserves d’eau souterraines de la métropole, soit 94 %, affichent des niveaux orientés à la baisse. Le gouvernement rapporte par ailleurs que près de 70 % de la France est concernée par des restrictions des usages de l’eau.
En Haute-Savoie, la municipalité a ordonné par arrêté la fermeture de deux refuges d’étape menant à l’ascension du mont Blanc, en raison du danger mortel lié aux chutes de pierres entraînées par la sécheresse. Sur le plan énergétique, la centrale nucléaire de Gravelines a dû interrompre mardi le fonctionnement de trois de ses réacteurs face à un afflux de méduses, un phénomène favorisé par la hausse des températures océaniques et déjà observé l’année précédente. Enfin, les incendies continuent de marquer la saison estivale, avec plus de 120 000 hectares détruits depuis le début de l’été, dont 42 000 hectares touchés par un mégafeu en Gironde et environ 400 hectares consumés par un feu toujours actif dans la Drôme selon la préfecture.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
