L’administration colombienne dirigée par Abelardo de la Espriella a officialisé un nouveau bilan. Dans une séquence diffusée sur les réseaux sociaux, le dirigeant a indiqué que 20 personnes ont perdu la vie dans le bombardement d’un campement situé dans l’Amazonie colombienne, touchant des espaces sous contrôle d’insurgés.
Le responsable, investi le 7 août, a affirmé que 20 narcoterroristes ont été neutralisés, tandis que cinq autres individus ont été capturés et que deux mineurs ont été récupérés. D’après une source militaire, cette intervention matinale dans le département du Guaviare constitue la troisième action aérienne de l’exécutif actuel et représente le résultat le plus lourd depuis l’administration de Juan Manuel Santos. Il s’agit en outre de l’opération la plus meurtrière de ce genre depuis près d’une décennie.
Une rupture avec la politique précédente
Abelardo de la Espriella expose ces frappes comme la démonstration d’une rupture méthodologique par rapport à son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro. Ce dernier avait privilégié des pourparlers avec les factions armées, sans succès. Depuis son arrivée aux fonctions suprêmes, le nouveau pouvoir revendique la mort de 38 personnes soupçonnées d’appartenir à la guérilla lors de différentes frappes.
L’offensive récente visait des combattants placés sous les ordres d’Iván Mordisco, identifié comme le rebelle le plus recherché du pays. Le président s’est adressé directement à lui dans sa communication numérique en déclarant vouloir lui faire payer ses actes. La présidence entend par ailleurs renforcer la collaboration avec les États-Unis et Israël afin de lutter contre la criminalité organisée, le trafic de stupéfiants, l’extorsion et l’exploitation minière illégale.
Inquiétudes des organisations humanitaires
Ces méthodes fermes suscitent toutefois des appréhensions. Des associations de défense des droits humains et des enfants ont exprimé leur inquiétude après la mort d’au moins quatre adolescents, âgés de 15 et 16 ans, lors des vagues de bombardements précédentes. Ces jeunes avaient été enrôlés au sein des groupes armés. Pour l’heure, la présence éventuelle de mineurs parmi les victimes de cette dernière frappe demeure ignorée.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
