Quatre nations européennes ont adressé une injonction commune à l’État hébreu. La France, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont exigé l’arrêt immédiat de l’agrandissement des implantations en Cisjordanie occupée. Cette prise de position intervient après le lancement d’appels d’offres visant à bâtir plus de 1 200 habitations dans le cadre du vaste programme E1.
Dans un communiqué partagé, les gouvernements des quatre pays ont exprimé leur vive préoccupation face à la situation locale. Ils pointent une instabilité marquée par des agressions de colons contre des civils atteignant des sommets inédits, couplée à des entraves sévères pesant sur l’économie palestinienne. Selon eux, le développement de la colonie E1 met en péril la viabilité d’une solution à deux États, en fracturant géographiquement la Cisjordanie et en nuisant à l’intégrité territoriale des Territoires palestiniens.
Un projet vaste et contesté
Le plan E1 avait reçu l’aval des autorités israéliennes en août 2025. Il ambitionne d’ériger environ 3 400 logements sur une superficie de 12 kilomètres carrés située à l’est de Jérusalem, localisée dans l’espace séparant Jérusalem-est et la colonie de Maale Adoumim, un territoire occupé depuis 1967. Les démarches concrètes ont débuté avec l’ouverture d’un appel d’offres par le ministère israélien du Logement, une information relayée par l’organisation non gouvernementale Peace Now ainsi que par la presse locale. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 19 octobre, soit huit jours avant la tenue des élections législatives.
Pour Paris, Londres, Berlin et Rome, ces initiatives liées à la colonisation continuent de fragiliser la stature d’Israël à l’international, qualifiant l’ouverture de ces procédures de démarche inacceptable.
Avertissement aux entreprises
Face à ce développement, les signataires de la déclaration ont adressé une mise en garde explicite aux sociétés privées qui songeraient à se positionner sur ces chantiers. Les entreprises sont invitées à s’abstenir de toute soumission, sous peine de s’exposer à des répercussions juridiques et d’endommager leur réputation. Ils rappellent le risque encouru de se trouver impliquées dans de graves infractions au droit international.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
