La victoire de Darline Graham lors de la primaire républicaine en Caroline du Sud apporte un répit notable au président américain. La candidate de 62 ans, qui a succédé à son frère Lindsey Graham après le décès de ce dernier en juillet, s’est imposée face au député ultraconservateur Ralph Norman. Donald Trump, qui s’était déplacé en personne la semaine dernière pour la soutenir, a salué une véritable patriote américaine.
Cette issue favorable intervient alors que le dirigeant fait face à une série de revers. Dix candidats soutenus par le président ont en effet été battus lors de scrutins récents, dont six durant le seul mois d’août. Les analystes soulignent que ces dix défaites équivalent au total des échecs enregistrés cumulés en 2018, 2020 et 2024. De surcroît, les sondages annoncent une possible défaite des conservateurs lors des élections de début novembre, fragilisant la mainmise du chef de l’État sur son parti.
Controverses et débats locaux
La désignation de Darline Graham n’a pas manqué de susciter des divisions au sein du Parti républicain local. De nombreux critiques ont dénoncé son manque d’expérience politique et le fait qu’elle ait hérité du siège de son parent. Ses difficultés ont notamment éclaté au grand jour lors d’un débat télévisé récent, durant lequel elle a rencontré des difficultés pour répondre à une interrogation sur Taïwan, déclarant que la sécurité nationale n’était pas son domaine.
Malgré ces controverses, le président a défendu son bilan, affirmant sur sa plateforme Truth Social que son appui demeurait extrêmement puissant et que les candidats défaits se trouvaient dans des situations presque impossibles à redresser.
Enjeux dans l’Oklahoma
Parallèlement à ce scrutin sud-carolinien, un autre vote s’est tenu dans l’Oklahoma pour départager les prétendants au poste de gouverneur. Ce scrutin oppose Mike Mazzei, ancien élu local et financier soutenu par la présidence, à Gentner Drummond, procureur général en exercice. Les deux hommes s’opposent notamment au sujet d’un projet de raffinerie d’aluminium appuyé par les Émirats arabes unis et par l’exécutif fédéral, mais contesté localement.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
