Le groupe énergétique TotalEnergies continuera de limiter les tarifs à la pompe dans ses stations tant que le conflit au Moyen-Orient persistera. C’est l’engagement qu’a pris le PDG de l’entreprise lors d’une intervention radiophonique et télévisée. Ce dispositif maintient le litre d’essence à 1,99 euro et celui du diesel à 2,25 euros. Cette protection tarifaire est appliquée notamment sur les réseaux autoroutiers et dans les territoires ruraux.
Un coût financier évalué à plusieurs centaines de millions d’euros
Le dirigeant a chiffré la charge financière de cette mesure entre 250 et 300 millions d’euros, une estimation supérieure aux 200 millions initialement mentionnés à la fin du mois de juin. Bien que cette politique commerciale ait entraîné une hausse de la fréquentation dans les stations et une progression de la part de marché de l’entreprise, passée de 22 % à environ 25 %, la direction rappelle qu’il s’agit d’un coût en raison de la vente des carburants en deçà des tarifs pratiqués sur le marché international.
Parallèlement, les prix moyens recensés en France s’affichaient au-dessus de la barre des 2 euros par litre à la fin du mois d’août, atteignant par exemple 2,035 euros pour le SP95-E10 ou 2,219 euros pour le gazole, selon les calculs de la moyenne gouvernementale.
L’avertissement du PDG face aux projets de taxes
Interrogé sur l’éventualité d’une taxe européenne ciblant les superprofits des acteurs du secteur énergétique, le responsable a averti qu’une telle mise en œuvre entraînerait la fin définitive de tout plafonnement des prix par le groupe. En ce qui concerne l’impôt exceptionnel sur les profits des sociétés d’envergure, dont la reconduction est évoquée pour le budget, le dirigeant s’attend à ce que son entité y soit assujettie en raison des résultats financiers enregistrés dans l’Hexagone, ce qui pourrait représenter une charge de plusieurs centaines de millions d’euros. De son côté, Sebastien Lecornu a indiqué dans un entretien de presse que les discussions sur ce prélèvement allaient être rouvertes, qualifiant de mauvais signal une reconduction à l’identique.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
