L’enquête PISA 2025, menée par l’Organisation de coopération et de développement économiques, a dévoilé ses résultats. La France occupe désormais la 27e place sur un ensemble de 91 pays et régions évalués. Le ministre de l’Éducation nationale a qualifié ces conclusions d’alerte collective.
Une baisse prononcée en mathématiques et en lecture
En mathématiques, le score des élèves français s’établit à 458 points, affichant un recul de 16 points en l’espace de trois ans. Cette performance se situe sous la moyenne de l’OCDE, fixée à 463 points, et représente le niveau le plus bas enregistré dans cette discipline depuis plus de deux décennies. La proportion d’élèves en difficulté atteint 36 %, tandis que seuls 5 % des élèves parviennent à se classer parmi les plus performants. L’analyse de la DEPP indique par ailleurs un écart de 13 points en culture mathématique au profit des garçons.
En compréhension de l’écrit, les scores nationaux atteignent 456 points, ce qui place également la France sous la moyenne internationale fixée à 461 points. En sciences, en revanche, l’Hexagone obtient 483 points, se situant légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE.
Inégalités et conditions d’apprentissage
L’étude met en lumière un système éducatif particulièrement inégalitaire. Concernant les notes en sciences, les collégiens issus de milieux favorisés surpassent les participants défavorisés de 100 points, un écart supérieur à la moyenne de l’OCDE. Les conditions d’apprentissage continuent de peser sur ces performances : 45 % des élèves étaient scolarisés dans un établissement touché par un manque d’enseignants. De surcroît, le soutien familial et l’implication des parents dans le suivi scolaire apparaissent en net recul.
Réponses institutionnelles
Face à ces difficultés, le ministre de l’Éducation nationale a promis la transmission d’objectifs d’apprentissage à l’ensemble des parents et des élèves dès les prochaines vacances de la Toussaint. Jugeant que l’usage excessif du numérique contribue à la baisse des performances, le ministre a rappelé l’interdiction du téléphone portable au lycée entrée en vigueur le 1er septembre, tout en souhaitant porter le combat pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
