L’édition 2026 du classement mondial des masters in management (MiM) met en lumière la présence de 23 établissements français au sein du top 100 international. Ce chiffre enregistre un recul par rapport à l’année précédente, où 25 structures hexagonales figuraient dans ce palmarès, en raison des disparitions de l’EM Normandie et de Clermont School of Business.
Établi par le quotidien économique britannique, ce classement évalue cent programmes enseignés en anglais en s’appuyant sur divers critères tels que les rémunérations perçues, la rentabilité de la formation ainsi que l’évolution professionnelle trois ans après l’obtention du diplôme. À l’échelle internationale, la première position revient à l’université de St-Gallen, en Suisse, qui domine le palmarès pour la troisième année consécutive. Le podium est ensuite consolidé par l’établissement portugais Nova School of Business and Economics, suivi de la Shanghai Jiao Tong University Antai en Chine.
Sur le plan national, la hiérarchie est modifiée. L’Insead s’empare de la première place française et s’installe au quatrième rang mondial, devançant ainsi HEC Paris. Ce résultat confirme la trajectoire de son programme six ans après son lancement, selon un communiqué de l’établissement. HEC Paris se positionne juste après, au cinquième rang mondial, malgré un recul de trois places comparativement à l’édition précédente. De son côté, l’ESCP progresse d’un rang pour s’établir à la sixième place mondiale, tout en affichant la plus forte proportion d’étudiants internationaux de l’ensemble du classement.
Le directeur général de l’EFMD, Eric Cornuel, qualifie ce bilan de très honorable, soulignant que la France englobe pratiquement le quart des établissements classés tout en se démarquant par d’excellentes rémunérations à la sortie et une large part de diplômés s’orientant vers l’international. Le top 10 mondial rassemble trois écoles françaises, contre quatre l’année passée.
Dans le reste du classement, le top 50 intègre treize institutions hexagonales, soit trois de moins qu’en 2025. L’emlyon conserve son douzième rang, tandis que l’Essec et Skema se partagent la treizième place ex-aequo, cette dernière gagnant cinq positions grâce à son internationalisation, à son réseau de diplômés et à l’augmentation des salaires post-diplôme. L’Edhec et Paris School of Business (PSB) occupent conjointement la dix-septième place. PSB réalise une progression marquée en gagnant vingt-six rangs en l’espace d’une année, un essor attribué par sa direction aux indicateurs de carrière et à la mobilité internationale. Enfin, le top 50 français est complété par l’Ieseg (24e), Audencia (36e), Neoma (37e), GEM (39e) et Excelia (45e).
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
