Une offensive menée avec un aéronef sans pilote a touché un véhicule de transport en commun dans le sud du territoire ukrainien. D’après les informations communiquées sur la messagerie Telegram par l’administration militaire régionale de Dnipropetrovsk, ce bombardement a entraîné la mort d’au moins cinq individus et a fait sept blessés. L’incident s’est déroulé à proximité de la ligne de front, plus précisément dans le district de Nikopol.
Le responsable de l’administration militaire de l’oblast, Oleksandr Ganja, a précisé qu’il s’agissait d’un engin russe ayant pris pour cible un minibus. Des clichés partagés par les services officiels exposent les dégâts matériels subis par le transport, révélant un véhicule blanc aux vitres brisées accompagné d’une trace de sang visible au niveau d’une portière.
Les réactions officielles n’ont pas tardé à souligner la nature quotidienne des trajets des usagers visés. Le président du conseil régional de Dnipropetrovsk, Mykola Lukashuk, a ainsi exprimé son indignation concernant cette frappe visant un bus de ligne transportant des personnes vaquant à leurs occupations ordinaires.
Une situation humanitaire critique selon l’ONU
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte marqué par un bilan humain particulièrement lourd. D’après un constat établi par les Nations unies, le nombre de non-combattants tués en Ukraine a atteint son seuil le plus haut depuis le début de l’offensive d’envergure déclenchée par Moscou quatre ans et demi auparavant, sur fond d’intensification des tirs et des frappes.
Du côté des belligérants, le gouvernement russe n’a formulé aucune déclaration immédiate à la suite de cet événement meurtrier. Par ailleurs, tant Kiev que Moscou continuent de rejeter officiellement toute accusation concernant des tirs délibérément dirigés vers les populations civiles depuis le début du conflit armé en février 2022.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
