Un changement majeur bouleverse la course à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle. Le parlementaire socialiste Philippe Brun a été écarté de la consultation et suspendu de manière conservatoire par sa formation politique, réduisant le nombre de postulants de six à cinq. L’annonce a été rendue publique le mercredi 16 septembre.
Pour motiver cette sanction, le mouvement politique a invoqué l’impératif de la protection des droits des femmes. La direction nationale a reçu un signalement concernant des agissements potentiellement répréhensibles sur le plan pénal. Patrick Mennucci, qui dirige la commission d’organisation du scrutin, a confirmé la mise à l’écart de l’élu en raison de soupçons de violences. La structure partisane a toutefois souligné qu’elle n’avait pas vocation à se substituer aux autorités judiciaires.
Les griefs proviennent d’une ex-collaboratrice, préalablement congédiée pour motif grave. Celle-ci aurait contacté les instances internes tardivement pour signaler des faits de harcèlement, d’agressions physiques ainsi que des questions liées à un emploi familial prohibé. Interrogé à ce sujet, le parquet de Paris n’a pas pu confirmer l’enregistrement d’une plainte visant l’élu.
Âgé de 34 ans, le député a vigoureusement réfuté ces allégations au cours d’une allocution publique. Il a fait part de sa volonté de porter plainte pour diffamation et dénonciation calomniueuse afin que la justice fasse son travail. Estimant ignorer la nature exacte des reproches formulés à son encontre, il a accusé sa propre formation d’avoir récupéré une altercation dans le but de l’éliminer sur le plan politique.
En réaction, Olivier Faure a estimé que cette mesure conservatoire constituait l’unique option envisageable, affirmant qu’une campagne présidentielle ne pouvait s’incarner à travers une personne mise en cause pour des faits violents. La liste officielle des prétendants validés pour le scrutin réunit désormais Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
