Le locataire de la Maison-Blanche a proclamé avoir finalisé un pacte avec Copenhague et Nuuk. D’après ses déclarations sur son réseau Truth Social, ce compromis confère aux États-Unis un contrôle permanent de la sécurité et des besoins sur le territoire arctique, tout en affirmant que cela n’engendrera aucune dépense pour son pays.
Cette entente fait suite à une période de tensions diplomatiques amorcée en janvier, lorsque le chef de l’État américain avait évoqué un rattachement pur et simple de l’île aux États-Unis. Les réactions officielles contrastent toutefois avec ces ambitions initiales. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a salué une avancée positive qui reconnaît la souveraineté et l’intégrité territoriale de son pays. Le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, s’est également félicité d’un compromis garantissant la sécurité locale et les intérêts du territoire.
Le texte officiel doit être paraphé la semaine prochaine à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, selon Copenhague. Bien que les détails complets restent à préciser, l’accord s’inscrit dans la lignée des pactes de défense existants, notamment ceux conclus en 1951 et actualisés en 2004, qui octroyaient déjà une importante liberté d’action à l’armée américaine sur place.
Un renforcement de la présence militaire américaine
Le président américain a indiqué que son pays allait immédiatement lancer le processus pour développer une importante présence militaire. Un responsable du département d’État a précisé que Washington bénéficierait d’un accès permanent, de droits de survol et de la capacité d’augmenter le nombre de ses bases selon les besoins.
L’accord vise également à empêcher des adversaires, en particulier la Chine et la Russie, d’établir une présence militaire ou de réaliser des investissements dans des secteurs sensibles sans l’aval préalable de Washington. Des discussions ont par ailleurs porté sur l’utilisation du territoire pour le projet de bouclier antimissile de l’administration américaine, baptisé « Golden Dome ».
Malgré la préservation de la souveraineté locale, certaines voix locales expriment des inquiétudes. L’écrivaine et conférencière groenlandaise Nauja Lynge a ainsi fait part de ses craintes concernant le contrôle des investissements sensibles et l’exploitation potentielle des ressources naturelles par les États-Unis, redoutant des conséquences néfastes pour l’environnement et les modes de vie traditionnels.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
