Les ressources financières allouées au secteur éducatif connaîtront une progression d’au moins 800 millions d’euros lors de l’exercice 2027. Cette perspective a été officialisée par le responsable du département ministériel, Édouard Geffray, à l’occasion d’un déplacement effectué à Nancy. Cette augmentation doit s’inscrire dans le futur projet de loi de finances.
Cette orientation avait déjà été esquissée par le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, en fin de période estivale. Ce dernier avait classé le portefeuille de l’éducation parmi les secteurs préservés, en dépit d’un plan d’économies globales portant sur 54 milliards d’euros concernant l’ensemble des comptes de l’État. Cette revalorisation intervient dans un contexte de reflux démographique. Le ministère fait état d’un recul de 161 000 écoliers et élèves à la rentrée par rapport à l’année précédente, touchant à la fois le premier et le second degré. De surcroît, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance anticipe une réduction de 1 676 800 inscrits entre 2025 et 2035, englobant les structures publiques et privées sous contrat selon sa modélisation de référence.
Le détail chiffré et l’affectation précise de cette enveloppe demeurent provisoires. Le texte doit en effet faire l’objet de discussions parlementaires, le vote global sur le projet de loi de finances étant planifié au milieu du mois de novembre au sein de l’Assemblée nationale, sous réserve d’ajustements liés aux débats.
Évolution des demandes de protection fonctionnelle
Parallèlement, la direction des affaires juridiques, dont le périmètre englobe l’éducation, la jeunesse, les sports ainsi que l’enseignement supérieur, a diffusé les conclusions de sa cinquième enquête relative à la protection fonctionnelle. Les sollicitations émanant des fonctionnaires et agents de l’État ont poursuivi leur ascension au cours de l’année 2025.
D’après les précisions formulées par Fabrice Bretéché, qui exerce les fonctions de chef de service et d’adjoint au directeur des affaires juridiques, les atteintes délibérées à la dignité des agents, le plus souvent d’ordre psychologique, constituent la cause prépondérante des requêtes. Ce motif représente 91,6 % des dossiers pour 2025, après des proportions s’élevant à 89,5 % pour l’année précédente, 91,3 % en 2023, 86,3 % en 2022 et 85,7 % en 2021.
Les services de l’État ont validé un total de 7 219 protections sur la période, traduisant un bond de 51 % en comparaison de l’année précédente. Le pourcentage d’acceptation se maintient pour sa part à un niveau stable de 78,24 %. Pour répondre aux sollicitations, l’assistance juridique constitue la principale réponse fournie aux requérants, devançant les entretiens individuels menés avec les agents.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
