Le responsable de l’instance internationale du football cherche à apaiser les tensions. Dans un courrier transmis aux 211 associations affiliées, le dirigeant italo-suisse a suggéré de mettre en place des échanges directs, structurés et limités dans le temps avec l’ensemble des parties prenantes afin d’améliorer les processus décisionnels.
Cette démarche intervient dans un climat de crise institutionnelle provoqué par l’abandon d’un projet commercial. Ce dernier prévoyait d’ouvrir le capital à des investisseurs extérieurs pour y transférer les recettes liées notamment à la Coupe du monde. Le patron de la structure a admis que le dossier, dévoilé avant d’avoir suivi le parcours réglementaire, avait provoqué des craintes et l’illusion que des choix définitifs avaient été entérinés.
Malgré l’abandon de cette initiative baptisée « Fifa Forward Entreprise », plusieurs organisations continentales, à savoir l’UEFA, la Concacaf et l’AFC, maintiennent une vive contestation et exigent le départ du dirigeant. La Confédération européenne prépare en outre une action en justice sous forme d’une plainte pour gestion déloyale.
Par ailleurs, les dirigeants de l’UEFA et de la Concacaf ont formulé des exigences financières, réclamant l’attribution d’une somme minimale de 10 millions de dollars à destination de chacune des 211 entités membres. Ce versement global, évalué à environ 2,1 milliards de dollars, doit servir au développement des infrastructures. Un audit indépendant doté d’un droit de regard total sur les comptes est également exigé.
Concernant la réforme proposée, les contributions viseront à redéfinir l’implication des instances dirigeantes, à préciser les attributions de chaque fonction et à accroître la transparence ainsi que la responsabilité des décisions stratégiques. Une première étude des suggestions est programmée lors de la réunion du Conseil fixée au 15 octobre, les retours écrits tardifs devant aussi être pris en compte. Les évolutions des statuts devront ensuite obtenir l’aval du Congrès.
Alors que l’élection à la tête de l’organisation est programmée au mois de mars, le principal intéressé demeure pour l’instant l’unique prétendant enregistré pour briguer un nouveau mandat, la période de dépôt des candidatures s’étendant jusqu’au 18 novembre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
