Une journée de grève nationale a touché les écoles, collèges et lycées ce mardi 29 septembre, un mois après la rentrée scolaire. Répondant à l’appel d’une intersyndicale de la fonction publique regroupant la CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, les personnels ont exprimé leurs revendications lors d’environ 170 rassemblements prévus partout en France, notamment à Lyon où le mouvement a débuté.
Des divergences sur les chiffres de la mobilisation
Le ministère de l’Éducation nationale a évalué le taux de participation global moyen à 11,47 % dans l’ensemble du secteur, avec 13,71 % de grévistes parmi les enseignants. Dans le détail, l’administration a recensé une participation de 15,28 % dans les écoles, 15,83 % dans les collèges, 10,08 % dans les lycées généraux et technologiques, ainsi que 7,75 % dans les lycées professionnels. Les services scolaires ont quant à eux enregistré un taux de 27,39 %.
Les organisations syndicales dressent un bilan nettement plus élevé. Le syndicat FSU-Snuipp a estimé la proportion d’enseignants du primaire grévistes à 40 %, tandis que le Snes-FSU évalue à 38 % la part des personnels mobilisés dans le second degré. Le ministère a pour sa part comptabilisé 15 % de grévistes dans le premier degré et les collèges.
Salaires, pouvoir d’achat et conditions d’exercice
La question salariale constitue le motif central de ce mouvement. Les syndicats demandent une augmentation générale des rémunérations, une revalorisation de la valeur du point d’indice indexée sur l’inflation, une refonte des grilles indiciaires ainsi que le retour du dispositif compensant la perte de traitement indiciaire. Ils réclament également l’abrogation du jour de carence pour le maintien intégral du salaire en cas de congé maladie, ainsi que des mesures strictes pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
Au-delà des aspects pécuniaires, les grévistes dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Le manque de personnel, la surcharge des classes, les heures supplémentaires non rémunérées et les difficultés liées à l’inclusion d’élèves à besoins particuliers — comme le manque d’AESH — ont été largement soulignés par les enseignants. Les syndicats exigent la création de postes supplémentaires et la mise en place d’un statut stable de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.
Cette journée d’action intervient alors que le gouvernement a confirmé le gel du point d’indice pour l’année 2027. Les organisations syndicales prévoient de se réunir de nouveau au début du mois d’octobre pour envisager la suite de la mobilisation, dans l’attente du projet de loi de finances et du budget 2027.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
