Le président du Rassemblement national se retrouve sous le feu des critiques à la suite de la parution d’une enquête journalistique lui imputant la paternité de messages à caractère antisémite rédigés entre les années 2013 et 2015, à l’époque où il militait au Front national. Le média d’investigation à l’origine de ces publications soutient avoir authentifié ces échanges textuels issus de sphères privées, comportant notamment des passages affirmant que l’ensemble des établissements bancaires appartiendraient à des personnes de confession juive, ou soutenant l’idée d’une domination sur les autres populations.
L’intéressé rejette en bloc l’ensemble de ces allégations et qualifie ces écrits de fabrications grossières. Devant ses parlementaires réunis avec des alliés, il a qualifié la situation de prémices d’un conflit généralisé destiné à entraver sa trajectoire politique. L’eurodéputé a qualifié le journal d’enquête de structure partisane d’extrême gauche, avançant l’hypothèse d’une opération de déstabilisation montée soit par la rédaction elle-même, soit par des instigateurs extérieurs dans le piège desquels le site d’information serait tombé.
Marine Le Pen a apporté un soutien indéfectible au dirigeant du parti, affirmant sa volonté de mettre en lumière les responsables de cette action qu’elle qualifie de manipulation. Affirmant faire face à des méthodes particulièrement dures, elle a promis une réplique face à ces révélations. Le député Sébastien Chenu a pour sa part indiqué que cet épisode perturbant le calendrier électoral aboutira devant les juridictions compétentes, tout en qualifiant le site d’investigation d’organe d’opposition notoire.
Sur le plan juridique, le responsable politique a confirmé le dépôt d’une action en diffamation, ainsi que des procédures pour l’utilisation de faux en écriture le cas échéant. En guise de riposte, la rédaction mise en cause a vertement condamné la virulence jugée excessive du mouvement d’extrême droite, tout en promettant de diffuser de nouveaux éléments d’information. La rédaction a défendu son travail journalistique, estimant que la contestation d’une information relève exclusivement de la justice.
Cette polémique a également entraîné des prises de position sur la scène politique et associative. Une parlementaire écologiste a prévenu l’autorité judiciaire concernant des tournures qu’elle assimile à des menaces. Parallèlement, l’organisation Reporters sans frontières a condamné les intimidations et les attaques dirigées contre les journalistes et les sources, rappelant qu’il en va de la préservation d’une liberté démocratique essentielle.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
