De nouvelles révélations relancent la polémique autour du président du Rassemblement national. Selon les informations publiées, le dirigeant politique aurait effacé les données d’un ancien compte Facebook militant durant la période suivant la publication d’enquêtes le mettant en cause pour des écrits de jeunesse antisémites. L’intéressé conteste farouchement ces accusations.
Des données effacées selon les investigations
D’après les éléments rapportés, des extractions de conversations privées démontrent que l’intégralité des données d’un profil utilisé lors des jeunes années de militantisme au Front national a disparu à cheval sur la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre. Ces suppressions seraient intervenues précisément au moment où de premiers articles ont été diffusés, remettant ainsi en question les déclarations tenues précédemment par le président du parti d’extrême droite, qui affirmait ne plus utiliser ce réseau social depuis de nombreuses années.
Parallèlement, de nouveaux rapprochements ont été mis en avant. Des recoupements d’archives font état de similitudes textuelles, incluant des erreurs orthographiques, entre des messages issus d’un profil personnel et des publications sur le compte X officiel du responsable politique. Parmi les exemples cités figurent des propos concernant un conseiller économique ou des accusations visant la gauche et les socialistes. Ces constatations tendent à relancer le débat sur l’historique numérique de la figure politique.
La riposte judiciaire du Rassemblement national
Face à ces accusations jugées grotesques par les proches du dirigeant, la réplique ne s’est pas fait attendre. L’entourage du président du parti a qualifié l’ensemble de ces éléments d’informations fausses, martelant qu’aucun message n’a été effacé et qu’aucun accès à un tel profil n’a eu lieu. Une action en justice a été officialisée, l’entourage ayant annoncé qu’une plainte en diffamation serait déposée dans les prochaines heures. Le principal intéressé a lui-même confirmé cette initiative sur le réseau social X, rejetant en bloc les allégations portées contre lui.
Il convient de noter que le profil visé par ces récentes accusations ne correspond pas à celui par l’intermédiaire duquel le responsable politique est soupçonné d’avoir tenu des propos qualifiés d’ignobles en 2013, à l’âge de dix-sept ans. Concernant ces premiers faits, pour lesquels il conteste toute implication, une procédure en diffamation avait déjà été engagée contre l’organisation à l’origine des révélations.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
