L’Arabie saoudite fait face à une vague d’assauts d’une ampleur inédite depuis le début du conflit au Yémen en 2014. Les insurgés houthis ont affirmé avoir orchestré plusieurs actions d’envergure en recourant à des drones ainsi qu’à des missiles balistiques et de croisière contre des cibles énergétiques et aériennes dans le royaume.
L’infrastructure aéroportuaire de Riyad sévèrement touchée
Le principal site aéroportuaire de la capitale saoudienne a subi de plein fouet ces offensives. Une frappe survenue samedi a causé le décès de 13 personnes et fait plus de 300 blessés, constituant l’événement le plus meurtrier sur le territoire saoudien depuis une décennie. Les nationalités des victimes recensées englobent des ressortissants saoudiens, bangladais, américains, égyptiens, argentins, syriens, palestiniens et soudanais. L’ambassade indienne a également officialisé la mort de l’un de ses citoyens des suites de ses blessures.
Pour parer à tout danger, les instances de l’aviation civile locale ont opté pour le maintien de l’interruption des liaisons aériennes à l’aéroport King Khalid afin de procéder aux vérifications de sécurité requises, sans avancer d’échéance pour une réouverture. Par ailleurs, des frappes ont également visé l’aéroport de Dammam ainsi que deux installations du géant pétrolier Aramco, localisées à Shugadam et Tanajib.
Vives réactions de la communauté internationale
Cette recrudescence de violence a provoqué de nombreuses condamnations à travers le monde. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a stigmatisé l’action armée contre la plateforme aéroportuaire de la capitale. La diplomatie chinoise, par la voix de Mao Ning, a manifesté sa profonde inquiétude face à la dégradation de la situation, plaidant pour le dialogue. À Paris, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé un acte odieux.
Du côté des dirigeants, Donald Trump a jugé inacceptable la situation en terre saoudienne, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé un acte terroriste effroyable. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle qualifié ces événements de dangereuse escalade. À Téhéran, le porte-parole des affaires étrangères Esmaïl Baghaï a fait part de son anxiété tout en proposant les bons offices de son pays pour renouer le fil des discussions.
Sur le plan économique, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz ben Salmane, a prévenu que la protection des ressources ne pouvait être tenue pour acquise, estimant que la résilience des institutions du pays était rudement mise à l’épreuve. Enfin, le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a exhorté les nations du Golfe à consolider leur dispositif de défense commune.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
