Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche l’instauration immédiate d’un « cessez-le-feu énergétique » dans le conflit opposant la Russie à l’Ukraine. Sur la plateforme Truth Social, il a affirmé que les deux belligérants avaient donné leur accord pour cette trêve. Cette déclaration a toutefois provoqué la stupéfaction à Kyiv.
Réactions contrastées et silence de Moscou
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait part de sa surprise face à cette communication, tout en précisant que son pays soutenait cette initiative et qu’il importait que la Russie en fasse de même. Du côté de Moscou, aucun commentaire ni confirmation n’ont été formulés. Parallèlement, le dirigeant ukrainien a indiqué que plusieurs infrastructures de production d’électricité avaient été visées par des bombardements dès le dimanche, notamment dans la capitale et à Kharkiv, générant des coupures de courant et l’utilisation de drones de type « shaheds ». Le Royaume-Uni, la France, le Canada et la Commission européenne ont quant à eux exprimé leur appui à l’accord.
Tensions autour de la politique américaine
Cette annonce survient deux jours après la décision des États-Unis d’alléger temporairement les restrictions pesant sur le diesel russe, un choix qui a provoqué l’indignation de Kiev et des partenaires européens. Volodymyr Zelensky a qualifié cette mesure d’orientation faible, tandis que le Premier ministre canadien Mark Carney a estimé qu’elle allait à l’encontre des démarches de paix. Sept parlementaires américains, incluant quatre membres du parti républicain, ont également qualifié cet accord sur le diesel d’illégal dans un communiqué publié dimanche.
Interrogé sur ces contestations, Donald Trump a jugé opportun que l’Ukraine se dote d’un nouveau dirigeant pour clore le conflit. En réponse, Volodymyr Zelensky a rappelé que le choix des représentants incombait exclusivement à la société ukrainienne, proposant de relever le défi d’organiser des scrutins si un arrêt total des combats de soixante jours était consenti. En Europe, plusieurs responsables ont réitéré leur appui au gouvernement ukrainien, à l’instar de la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, du Premier ministre britannique Andy Burnham, et du ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul, qui a souligné la volonté de Berlin de maintenir un soutien indéfectible.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
