L’émissaire des États-Unis, Steve Witkoff, est arrivé à Saint-Pétersbourg pour y rencontrer le chef de l’État russe, Vladimir Poutine. Cette démarche intervient à la suite d’échanges décrits comme constructifs par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avec le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky. Jared Kushner, gendre de Donald Trump, devait également participer à cette réunion prévue mercredi en visioconférence, selon un responsable américain.
Ces mouvements diplomatiques font suite à une rencontre organisée à Oslo, en Norvège, à laquelle ont pris part les émissaires américains ainsi que les dirigeants norvégien et finlandais, aux côtés de représentants de pays membres de l’Union européenne et de l’Otan. L’objectif de cette concertation était d’élaborer une proposition de paix et de replacer la diplomatie sur une trajectoire constructive, après une période de vives tensions entre Kyiv et Washington.
Les relations entre les deux capitales s’étaient détériorées après la conclusion d’un accord sur le gazole entre le président américain et son homologue russe, combiné aux critiques de Donald Trump concernant l’impact des frappes ukrainiennes sur le secteur énergétique russe et les cours mondiaux des carburants. Le dirigeant américain avait en outre incité le chef de l’État ukrainien à sceller un accord avec Moscou.
Lors d’une conférence de presse en Norvège, Volodymyr Zelensky a exprimé sa reconnaissance quant au rétablissement du partage de renseignements avec les États-Unis, jugeant les alertes anticipées indispensables pour la protection des civils face aux tirs de missiles balistiques. Le président ukrainien a également évoqué les discussions concernant le réseau Starlink et l’obtention de missiles intercepteurs Patriot, estimant que ces dossiers connaîtraient une issue favorable. De leur côté, les autorités américaines ont nié toute volonté de nuire à l’Ukraine, Marco Rubio affirmant depuis Bombay que le matériel n’est pas refusé délibérément, mais soumis à un arbitrage entre les engagements pris auprès d’autres partenaires et les besoins propres du pays.
Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a indiqué que l’émissaire américain présenterait aux autorités russes des propositions élaborées conjointement par les Américains et les Européens, susceptibles d’ouvrir la voie à un sommet au niveau des dirigeants. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait part de son souhait qu’une telle rencontre puisse se concrétiser prochainement. Volodymyr Zelensky a toutefois insisté sur le fait que toute discussion relative au futur de l’Ukraine exige la participation de son pays à la table des négociations.
Une situation sur le terrain marquée par les frappes
Alors que Moscou intensifie ses bombardements à l’approche de la saison froide, des attaques russes ont causé la mort d’au moins sept personnes dans la région de Kyiv ainsi qu’à Kramatorsk, une localité de l’est située près de la ligne de front, d’après les annonces des autorités ukrainiennes. Interrogé sur l’évolution du conflit en Norvège, Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays ne perdait pas la guerre, tout en déplorant la perte de vies et de temps.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
