La Maison Blanche a communiqué qu’un accord a été conclu entre la Russie et l’Ukraine pour interrompre provisoirement les hostilités à Olechky, une localité du sud ukrainien placée sous occupation russe. Cette pause humanitaire doit débuter le 29 octobre, avec pour finalité d’organiser un couloir sécurisé pour le départ des habitants et l’apport de secours.
Située sur la rive orientale du Dniepr, face à Kherson, la ville comptait environ 24 000 habitants avant l’offensive à grande échelle de la Russie. Selon les estimations de la présidence américaine, la population restante se situe désormais entre 1 700 et 2 000 habitants, dont environ 50 enfants. Les habitants subissent de graves pénuries en eau, en nourriture et en médicaments, tout en faisant face à des routes minées et à des attaques de drones.
Tetiana Hasanenko, cheffe de l’administration militaire de la ville, a qualifié la situation de dramatique dans un entretien, décrivant une localité presque entièrement détruite où les survivants se nourrissent parfois de mauvaises herbes ou d’un unique repas par jour. Elle a également qualifié de route de la mort le chemin miné emprunté par ceux qui tentent de fuir vers le village de Radianske.
D’après la Maison Blanche, la première dame américaine Melania Trump a mené les discussions avec les gouvernements russe et ukrainien en tant qu’intermédiaire exclusif pour fixer le calendrier et les aspects techniques de cette opération. L’initiative s’est structurée à la suite d’une discussion privée lors de l’événement Fostering the Future Together à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Des équipes dédiées ont ensuite été mandatées par les deux pays pour s’accorder sur les conditions pratiques, incluant le déminage.
Dans le cadre de ces dispositions, des représentants civils des deux parties doivent se rendre au domicile des riverains pour recenser leurs besoins. Les personnes désirant quitter les lieux se verront offrir un moyen de transport vers la destination de leur choix, vers l’Ukraine ou la Russie. La première dame a également obtenu la participation d’un média américain impartial pour documenter l’opération, bien qu’aucune précision n’ait été fournie quant à son identité. Ni Moscou ni Kiev n’ont confirmé cette annonce de manière immédiate.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
