En déplacement dans le département de la Haute-Vienne, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est exprimé vendredi 23 octobre pour affirmer la présence de l’État après la destruction par les flammes de l’hôtel de ville de Limoges. Ce bâtiment municipal avait été la cible d’un incendie lors des mobilisations du 17 octobre dernier. Le chef du gouvernement a déclaré devant la presse, au terme de sa visite des lieux, que les habitants et les contribuables de la commune n’auraient pas à débourser la moindre somme pour rebâtir l’édifice.
Une mise en œuvre inspirée de la cathédrale de Paris
Pour mener à bien ce chantier, l’exécutif propose de recourir à une méthode dite « procédure Notre-Dame », faisant référence au monument parisien reconstruit en cinq années à la suite de son dramatique incendie survenu en 2019. Dans le cadre de ce dispositif, la mairie fera l’objet d’un classement complet au titre des monuments historiques, ce qui la rendra éligible à des enveloppes financières particulières. De surcroît, un article spécifique sera inséré dans le projet de loi Logement, actuellement en cours d’examen parlementaire, afin de faciliter les démarches et de permettre une restitution à l’identique dans les meilleurs délais.
La réaction de la municipalité et le dispositif de sécurité
Le dirigeant s’est exprimé en public aux côtés du maire de la commune, Guillaume Guérin, membre des Républicains. Au lendemain du drame, cet édile avait exprimé un vif mécontentement envers les autorités nationales, exigeant une aide financière considérable et un plan d’envergure pour sa ville. Concernant l’origine des dégâts, Sébastien Lecornu a affirmé que les actes commis étaient le fruit d’une action totalement préméditée et structurée, caractérisée par un niveau de menace particulièrement élevé. Face à cette situation de crise et à l’instauration d’un couvre-feu, de nombreux arrêtés administratifs ont été adoptés afin d’encadrer strictement la mobilisation prévue le samedi dans la cité.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
