Des assauts ont été lancés le samedi vingt-quatre octobre en direction d’Aden, située dans la partie sud du pays, ainsi qu’en territoire saoudien. Le représentant militaire des insurgés pro-iraniens, Yahya Saree, a précisé que le camp d’Al-Nasr et l’infrastructure navale d’Aden figuraient parmi les cibles de ses troupes. Les services du ministère de l’Intérieur du pouvoir yéménite ont de leur côté fait état de dégâts touchant le quartier général des garde-côtes et une autre structure.
L’aviation et les installations énergétiques du royaume voisin ont également été visées selon les forces rebelles, qui citent la plateforme aéroportuaire de la capitale, celles de Dammam et Najran, la base aérienne de Khamis Mushait, des dispositifs de pompage ainsi que le réseau de transport d’hydrocarbures reliant l’est à l’ouest. En réponse, la coalition militaire menée par Riyad a indiqué avoir neutralisé trois vecteurs balistiques se dirigeant vers la capitale, ainsi que vers Taïf et Yanbu, outre un engin aérien sans pilote dans l’est du territoire.
Lourds bilans humains et controverses
La télévision contrôlée par les insurgés a imputé à l’aviation saoudienne des bombardements meurtriers ayant entraîné la disparition de dix-sept personnes dans des zones sous leur coupe. Parmi ces incidents, un bâtiment d’habitation touché à Sanaa a causé quatre décès, alors qu’une cimenterie située dans le district de Hamdan a été frappée, tuant huit individus, parmi lesquels figurent une victime mineure et plusieurs femmes d’après le responsable sanitaire local. Une autre offensive dans la localité d’Hodeida a décimé cinq membres d’une même famille.
Les services de la Défense civile saoudienne ont mentionné des interventions consécutives à la chute de débris près de zones saintes, tandis que les rebelles ont réfuté toute volonté de frapper ces lieux de pèlerinage.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
