Le chef de gouvernement en exercice du pays, Luiz Inácio Lula da Silva, a gagné le second tour du scrutin présidentiel en recueillant 51,79 % des suffrages. Il devance son opposant conservateur Flavio Bolsonaro, qui totalise 48,21 % des voix. À un âge proche de quatre-vingt-un ans, l’homme fort de la gauche s’empare ainsi d’un quatrième mandat non consécutif à la tête de la nation.
Initialement distancé lors du premier tour par son rival, le vétéran est parvenu à inverser le rapport de force. S’exprimant depuis São Paulo, Luiz Inácio Lula da Silva a estimé que la population s’était déplacée aux urnes pour sauvegarder les institutions démocratiques. Il a également promis d’encadrer les réseaux sociaux, qu’il a tenus pour responsables de manœuvres d’ingérence.
Contestation des résultats et tensions
Rejetant l’issue du scrutin, Flavio Bolsonaro a fait savoir qu’il solliciterait l’invalidation de l’élection. Depuis Brasilia, il a jugé les conditions du vote inacceptables, mettant en cause la décision d’un magistrat de la Cour suprême d’allonger de deux heures la durée des opérations électorales à la suite d’une saisine menée par les soutiens de son adversaire.
En réponse, le président sortant a fustigé des entraves subies par les électeurs, assurant que des véhicules de transport en commun avaient été soustraits de la circulation dans des localités telles que São Paulo ainsi qu’à Salvador de Bahia. Cette période de campagne a mis en relief la forte fracture traversant la société.
Réactions internationales et perspectives
Diverses personnalités politiques ont commenté cette issue électorale. Le dirigeant français Emmanuel Macron a invité à agir pour un monde plus équitable, tandis que Pedro Sanchez s’est réjoui du renouveau progressiste international. Sur le continent américain, la cheffe de l’État mexicain Claudia Sheinbaum, le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel, la figure politique péruvienne Keiko Fujimori et le dirigeant chilien José Antonio Kast ont tour à tour adressé leurs félicitations ou exprimé le souhait de maintenir les liens de coopération.
Pour ce nouveau cycle au pouvoir, la capacité d’action du dirigeant sera entravée par la nette domination conservatrice acquise lors des élections législatives s’étant déroulées trois semaines auparavant.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
