À l’approche des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre, le président américain Donald Trump a fait part d’une promesse financière sur sa plateforme Truth Social. Il s’est engagé à verser 1 million de dollars à tout individu disposant d’éléments permettant l’arrestation et la condamnation d’auteurs de fraudes électorales, qu’il s’agisse de scrutins passés ou du scrutin de mi-mandat de 2026.
Cette initiative survient alors que la formation politique du président s’expose au risque de céder sa majorité à la Chambre des représentants ainsi qu’au Sénat. Les observateurs y voient un moyen supplémentaire pour le dirigeant républicain d’émettre des doutes sur l’issue du scrutin à venir. Auparavant, le vendredi 23 octobre, le locataire de la Maison-Blanche avait également affirmé avoir demandé au ministère de la Justice d’engager une action judiciaire préventive si les démocrates l’emportaient pour un siège de sénateur en Alaska, motivant sa démarche par la présence de deux candidats portant le même nom, le sénateur sortant Dan Sullivan et un rival homonyme.
Le spectre de la contestation et la rareté documentée des fraudes
Par ces prises de position, Donald Trump laisse entrevoir une possible contestation des résultats au lendemain du scrutin en cas de revers pour son camp. Une telle attitude rappelle sa défaite subie contre Joe Biden lors du scrutin présidentiel de 2020, depuis lequel il soutient régulièrement, sans fondement, que le succès lui a été soustrait par une fraude d’ampleur. Jusqu’à présent, aucune preuve tangible n’a validé l’existence d’une manipulation électorale ayant modifié de manière importante l’issue d’un vote aux États-Unis.
Plusieurs structures se sont penchées sur la réalité de ces irrégularités. D’après une analyse du cercle de réflexion Brookings Institution, qui a épluché des chiffres fournis par l’organisation Heritage Foundation, seulement 39 cas litigieux ont été comptabilisés sur plus de 100 millions de suffrages analysés au cours de trois décennies lors de 32 scrutins en Pennsylvanie. Dans le même sens, le Brennan Center, un centre de recherche spécialisé dans la défense des droits, indique que les investigations approfondies démontrent le caractère rarissime de la fraude, qualifiant l’usurpation d’identité de quasi inexistante et soulignant que de prétendus cas relèvent le plus souvent de simples bévues commises par les électeurs ou par le personnel administratif.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
