Le président américain Donald Trump a paraphé un décret introduisant de nouvelles directives en matière de vaccination pour les mineurs. Le texte préconise notamment d’espacer l’administration des vaccins aux enfants et de réduire leur quantité globale. La signature s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr, dont les positions hostiles aux vaccins sont connues. À cette occasion, le chef de l’État a évoqué à plusieurs reprises un lien entre les troubles neuro-développementaux et la vaccination, bien que la recherche médicale n’ait jamais validé une telle connexion. L’exécutif américain a également reconnu qu’il ignorait l’origine exacte de l’autisme.
Le décret suggère en particulier de séparer les immunisations contre la rubéole, les oreillons et la rougeole, en évitant de les administrer sous forme d’une seule injection combinée. Le ministère de la Santé devra constituer un groupe de travail destiné à favoriser l’accès à ces vaccins sous des formats individuels, en s’associant au secteur privé et à des partenaires internationaux si nécessaire.
Du côté des professionnels de santé, Andrew Racine, qui préside l’Académie américaine de pédiatrie, a indiqué lors d’un échange téléphonique avec la presse qu’il faudrait plus d’un laps de dix ans pour concevoir et faire homologuer des vaccins individuels sur le territoire national. Aaron M. Milstone, représentant de la même académie, a insisté sur l’importance de maintenir l’administration des vaccins actuels, dont la sécurité repose sur des décennies de données. De son côté, Jeffrey Singer, de l’institut Cato, a fait part de son opposition dans un communiqué en estimant que ces modifications soulignent les dangers d’accorder une place prépondérante aux directives gouvernementales dans les choix médicaux.
Les autorités fédérales ne disposant pas du pouvoir direct d’imposer des modifications en la matière, le texte se limite à recommander aux différents États de réexaminer les obligations vaccinales requises pour l’accès aux établissements scolaires. Cette signature intervient alors que le pays fait face à sa pire épidémie de rougeole depuis une période de trente-cinq ans, et au moment où de nombreux élèves s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école.
Depuis son arrivée au poste de ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr a engagé un examen approfondi de nombreux vaccins, modifié le calendrier pédiatrique et réduit les budgets alloués à la création de nouveaux sérums. Ces choix ont provoqué de vives critiques de la part des acteurs scientifiques et médicaux. Plus tôt dans l’année, un tribunal américain avait déjà prononcé la suspension de la refonte de la politique vaccinale, après des recours portés par des groupements de soignants qui jugeaient ces dispositions illégales.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
