La fintech britannique Revolut a officialisé l’obtention d’une licence bancaire sur le territoire français. L’entreprise a qualifié cette avancée de déterminante pour conforter sa position au sein des principales banques de détail européennes. Le directeur général Nik Storonsky a indiqué que cette autorisation offre les ressources nécessaires pour façonner une banque d’une nouvelle génération destinée à plus de 30 millions d’utilisateurs en Europe de l’Ouest.
Le dirigeant a également salué l’environnement réglementaire solide ainsi que la dynamique de l’écosystème financier hexagonal. Dans le cadre de son implantation, la néobanque a prévu d’inaugurer son siège pour l’Europe de l’Ouest à Paris dès l’année prochaine. Depuis l’an dernier, le groupe a engagé plus d’un milliard d’euros d’investissements dans le pays et programmé l’embauche de 400 collaborateurs.
Une stratégie à deux pôles en Europe
Pour piloter ses opérations au sein de l’Union européenne, Revolut mise sur un fonctionnement reposant sur un modèle à deux pôles. L’entité française commencera progressivement à desservir ses clients à travers le continent, en débutant par l’Hexagone, puis en s’étendant à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande. De son côté, la structure lituanienne continuera d’assurer des fonctions centrales pour les activités du reste de l’Espace économique européen.
Cette expansion s’accompagne d’une volonté d’accroître la présence du groupe face à ses concurrents, à l’image de BoursoBank. À l’échelle mondiale, l’entreprise dépasse les 75 millions de clients. Elle a en outre dévoilé un bénéfice net en progression de 65 % pour l’exercice précédent, atteignant 1,5 milliard d’euros, et ambitionne par ailleurs de décrocher une accréditation bancaire aux États-Unis.
Renforcement des équipes de conformité
La trajectoire rapide de la société ces dernières années avait suscité des observations concernant sa conformité aux règles financières en vigueur. Pour répondre à ces exigences, l’entreprise avait fait savoir en mai que les embauches prévues en France viendraient alimenter en priorité les départements dédiés à la conformité et à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
