La mort de Jason Arday, survenue un vendredi dans le quartier de Battersea au sud de Londres, suscite une vive émotion. La police a confirmé que le décès de l’ancien enseignant n’était pas suspect. Agé de 41 ans, il avait quitté ses fonctions de professeur de sociologie de l’éducation au début du mois d’août, au cœur d’une controverse liée à des soupçons de plagiat.
En 2023, il s’était distingué en accédant au rang d’enseignant le plus juvénile et issu de la diversité au sein de l’illustre établissement britannique. Face aux critiques visant ses écrits ainsi que certains aspects de son parcours personnel, il avait indiqué dans un communiqué que les attaques répétées et les commentaires publics avaient eu de lourdes répercussions sur son équilibre.
Réactions politiques et dénonciations de harcèlement
Le Premier ministre britannique a qualifié l’événement de tragédie, invitant au calme et à la retenue face à des jugements hâtifs. De son côté, le maire de Londres a estimé que l’universitaire avait subi une humiliation publique d’une ampleur particulièrement destructrice, tandis que la députée Bell Ribeiro-Addy a évoqué une chasse aux sorcières.
La famille de Jason Arday a affirmé par le biais de son éditeur qu’il avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement continu durant plus de trois années consécutives. Des proches et des collègues s’accordent à dénoncer un climat toxique. Le professeur Simon Baron-Cohen a souligné la vulnérabilité de son confrère, qui avait été diagnostiqué autiste dans son enfance, tandis que le professeur Kehinde Andrews a évoqué l’impact psychologique profond de cette situation sur les universitaires noirs.
L’origine de la polémique
Le scandale avait pris de l’ampleur après des révélations pointant de prétendus emprunts non attribués dans sa thèse de doctorat, des allégations que l’intéressé contestait. Les critiques s’étaient également étendues à des déclarations biographiques, remettant en cause des éléments de son passé. L’origine de ces signalements remontait à un chercheur américain, Nathan Cofnas, qui avait lui-même été écarté de l’université en 2024.
Alors que l’établissement académique avait fini par lancer des investigations début août, Jason Arday avait reconnu des erreurs sur le plan de la recherche tout en rejetant l’image de fraudeur qui lui était prêtée, estimant que la cabale menée contre lui comportait des motivations raciales. L’Association africaine et caribéenne de Cambridge a quant à elle salué son parcours remarquable et le souvenir laissé auprès des étudiants.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
