De nouvelles mesures punitives annoncées par les États-Unis contre des figures de la Cour pénale internationale (CPI) provoquent une levée de boucliers diplomatique. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait part de sa vive préoccupation face à cette décision. Ces sanctions visent directement la présidente de la juridiction, Tomoko Akane, ainsi que le magistrat Abdoulaye Seye, actuel substitut du procureur. Les restrictions imposées interdisent notamment l’accès au territoire américain aux juges concernés et gèlent l’ensemble de leurs transactions financières et immobilières dans la première économie mondiale.
Une riposte face aux enquêtes de la Cour
Du côté de Washington, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a justifié ces mesures en indiquant que les personnes ciblées ont pris part activement aux démarches de la CPI pour mener des investigations, appréhender, incarcérer ou mettre en cause des dirigeants dont l’État refuse la juridiction de l’institution. Ces sanctions s’inscrivent dans une offensive plus large menée par les États-Unis, qui n’adhèrent pas au traité international fondateur de la Cour, en réponse notamment aux enquêtes concernant Israël, allié de Washington, et au mandat d’arrêt émis en 2024 contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou en raison du conflit dans la bande de Gaza.
Un front uni pour défendre l’indépendance de la justice internationale
Face à cette situation, plusieurs capitales et instances internationales ont exprimé leur désapprobation. La France a condamné l’ensemble des menaces et mesures coercitives dirigées contre la Cour, affirmant sa solidarité avec les magistrats ciblés et qualifiant ces agissements d’incompatibles avec le principe d’indépendance judiciaire. L’Union européenne, par la voix de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et du président du Conseil Antonio Costa, a réitéré son appui ferme pour garantir que Tomoko Akane puisse exercer ses fonctions sans pressions ni entraves extérieures. L’Allemagne a également insisté sur la nécessité cruciale de protéger la CPI en tant qu’entité indépendante, un avis partagé par le Japon, principal contributeur financier de l’institution et allié proche des États-Unis, dont le ministère des Affaires étrangères a qualifié ces sanctions de très regrettables. Enfin, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a qualifié ces mesures d’inacceptables sur le réseau social X, exigeant leur retrait immédiat, tandis que la CPI a dénoncé une attaque flagrante contre son indépendance et une menace directe pour l’État de droit.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
