La période estivale 2026 s’inscrit dans les registres climatiques avec des durées de vagues de chaleur inédites. L’épisode caniculaire amorcé le 28 juillet a atteint une longévité de vingt-trois jours, égalant le record établi en juillet 1983. Selon les données de Météo-France, cette période de fortes chaleurs se poursuit, même si une baisse franche des températures est attendue pour mettre un terme à cet épisode.
Un bilan provisoire de 7 300 décès
Santé publique France a communiqué un bilan provisoire faisant état de 7 300 décès liés aux températures élevées depuis le début de l’année. Ce décompte intègre 1 243 décès excédentaires recensés entre le 3 et le 22 juillet lors du deuxième épisode caniculaire de la saison. L’agence sanitaire précise que cet excès de mortalité englobe également 5 764 décès enregistrés entre le 17 et le 30 juin, ainsi que 300 morts durant le tout premier épisode de chaleur de l’année survenu fin mai.
Le ministère de la Santé a indiqué que près de trois quarts de ces décès en excès concernent des personnes âgées de 75 ans et plus, touchant toutefois l’ensemble des classes d’âge à partir de 45 ans. Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de l’agence, a souligné que l’épisode a touché 78 départements, soit près de 80 % de la population hexagonale. À l’exception de la Corse, toutes les régions ont enregistré un excès de mortalité, la région Pays de la Loire ayant été la plus touchée avec 236 décès en excès.
Une répétition exceptionnelle de vagues de chaleur
Le territoire métropolitain a cumulé 52 jours de vagues de chaleur depuis la mi-juin. Ce total surpasse les précédents repères de 33 jours en 2022 et de 22 jours en 2003. L’été 2026 se caractérise par une succession rapide de trois vagues distinctes, de quatorze jours en juin, seize jours en juillet et vingt-trois jours depuis la fin du même mois.
En termes d’intensité maximale, l’épisode de fin juin 2026 demeure le plus fort jamais connu sur le territoire, l’indicateur thermique national ayant atteint 30 °C les 24 et 25 juin, surpassant la référence de 2003. Toutefois, la vague de chaleur d’août 2003 conserve le record de la plus sévère en combinant durée et intensité. Plus de la moitié des vagues de chaleur subies par la France depuis 1947 se sont produites après 2010 dans un contexte de réchauffement climatique attribué aux activités humaines.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
