Ayant déserté les responsabilités institutionnelles au cours des vingt-quatre mois précédents, l’ancien membre du gouvernement chargé de l’Économie Bruno Le Maire se signale à l’approche de l’échéance présidentielle. Il a fait paraître un ouvrage d’une soixantaine de pages intitulé « pour une autre France ». L’intéressé qualifie son écrit de démarche émanant d’un acteur affranchi des contraintes, désireux d’ouvrir les discussions concernant le futur du territoire national, tout en maintenant l’incertitude sur une éventuelle candidature de sa part.
Trois axes cardinaux pour le pays
Le document programmatique repose sur trois fondements essentiels : « l’autorité », « la prospérité » ainsi que « la souveraineté ». En ce qui concerne le premier volet, l’ancien responsable gouvernemental soutient que le champ d’intervention des institutions étatiques doit se borner strictement à la préservation des individus, au maintien de la sécurité nationale, ainsi qu’aux domaines de la Santé et de l’Éducation, tout autre domaine devant faire l’objet d’une délégation.
Sur le plan de l’économie, il insiste sur la nécessité de rejeter l’illusion selon laquelle il serait envisageable de réduire le temps de travail tout en augmentant les revenus. Il impute les difficultés financières actuelles, caractérisées par un endettement passé de 1 000 milliards à 1 300 milliards, aux orientations prises en matière de régimes de retraite au cours de l’année 1981.
Une perspective européenne repensée
Traitant de la question de la souveraineté, l’ancien ministre observe que le devenir du territoire français et celui du continent européen sont indissociables. Il recommande la mise en place d’une structure fédérale regroupant six nations : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et les Pays-Bas. Cette entité aurait pour mission de concentrer les moyens financiers et logistiques sur un nombre limité de politiques publiques, tout en possédant l’ascendant politique requis pour imposer ses décisions au sein de l’Union européenne.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
