Une situation de tension règne dans la capitale du Niger après des tirs d’armes lourdes et des explosions entendus dès le milieu de la nuit. Les affrontements se concentrent particulièrement autour de la zone aéroportuaire et du palais présidentiel, dans le centre de Niamey.
Le régime militaire au pouvoir a déclaré dans la journée « reprendre progressivement le contrôle » face à des insurgés issus des troupes en désaccord avec leur commandement, réfutant la thèse d’un renversement du pouvoir. Les autorités ont invité les habitants à conserver leur calme et à vaquer à leurs occupations. D’après les informations recueillies, les casernes de la ville sont placées en alerte maximale.
Dans l’après-midi, les affrontements ont persisté à proximité de la base 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international et qui abrite le quartier général des partenaires russes Africa Corps ainsi que l’état-major de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel. La garde présidentielle a notamment tenté de détruire le portail d’entrée de cette base où se trouvaient retranchés des mutins, provoquant une vive réplique. Ces derniers avaient auparavant diffusé un enregistrement audio sur les réseaux sociaux affirmant la dissolution des institutions.
Sur le plan des infrastructures, les autorités locales ont fermé les trois ponts de la ville, tandis que des mutins ont entravé la circulation sur la route nationale numéro un. La télévision nationale a par ailleurs connu une interruption de programmes d’un peu plus d’une heure durant la matinée. de leur côté, les services de l’aviation civile signalent que l’aéroport fonctionne normalement.
La piste d’une offensive jihadiste a été écartée, les autorités et sources sécuritaires privilégiant l’hypothèse d’une action menée par des militaires. Aucun bilan officiel n’a pour l’instant été communiqué concernant ces violents affrontements.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
