Le dirigeant de l’Argentine a présenté un projet législatif destiné à accentuer les sanctions et les condamnations touchant les entreprises impliquées dans des interventions non permises au niveau des îles Malouines. Cet archipel de l’Atlantique Sud fait l’objet d’un différend territorial opposant Buenos Aires à Londres.
Cette initiative fait suite aux propos tenus par Donald Trump. Interrogé au sujet de l’archipel, le président américain avait indiqué en début de semaine qu’il n’écartait pas l’éventualité de modifier la neutralité des États-Unis concernant ces îles, précisant qu’il réexaminait l’ensemble des positions.
Le chef de l’État argentin a salué cette intervention, y voyant des vents favorables pour la cause de son pays. Au cours d’une allocution télévisée, il a précisé que les leviers diplomatiques, économiques et judiciaires de l’État seraient mobilisés afin de dissuader les entités portant atteinte à la souveraineté nationale. Il a également soutenu que les quelque 3 500 résidents de l’archipel ne possédaient pas de droit légitime à l’autodétermination.
L’annonce présidentielle succède à la condamnation par la diplomatie argentine d’un projet d’extraction pétrolière mené par une firme britannique et une société israélienne au nord du territoire. Par ailleurs, une procédure judiciaire a été lancée par un regroupement d’anciens combattants ainsi que des militants écologistes pour bloquer cette initiative pétrolière.
Placées sous l’administration effective du Royaume-Uni depuis l’année 1833, les Malouines ont constitué le cadre d’un conflit armé en 1982 qui s’est soldé par la mort de 649 Argentins et de 255 Britanniques. D’après le politologue Tomas Mugica, ce dossier offre au dirigeant argentin l’occasion de raffermir sa position politique intérieure au moment où sa cote de popularité fléchit sous l’effet de l’austérité. D’autres analystes considèrent que cette affaire constitue un levier de pression exercé par Washington sur le Royaume-Uni.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
