Les actions de secours menées sur le sol népalais à la suite des inondations dramatiques de la fin du mois d’août ont permis de sortir vivants deux ouvriers, vendredi, d’une galerie souterraine du nord du territoire. Cette information a été officialisée par deux membres du gouvernement.
Un sauvetage confirmé par les autorités
Le ministre de l’Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, a indiqué par écrit sur un espace d’échange destiné aux journalistes qu’un premier individu venait d’être évacué indemne du site souterrain de Trishuli-3. Peu de temps après, son homologue de l’Intérieur, Sudan Gurung, a partagé sur un canal similaire qu’un second employé avait également été secouru. Les services gouvernementaux ont diffusé dans la matinée des clichés des deux rescapés, nommés Sanjay Shah et Kabir Maharjan, portés sur des civières par des sauveteurs équipés de casques.
Le frère de l’un des survivants, Amir Maharjan, a exprimé son soulagement à la suite de cette issue. D’après le ministre de l’Énergie, les deux hommes doivent être acheminés vers Katmandou, la capitale.
Des recherches complexes mobilisant des experts internationaux
Depuis plus d’une semaine, de nombreux sauveteurs locaux, épaulés par des spécialistes provenant d’Inde, de Chine ainsi que de Corée du Sud, fouillent sans relâche des cavités bloquées à proximité de barrages et d’aménagements hydroélectriques. Les intervenants progressent péniblement au milieu de l’eau et de la vase en ayant recours à des charges explosives et des machines de terrassement. Avant cette intervention positive, seules quelques dépouilles avaient été découvertes par les équipes. Au début de la catastrophe, l’administration népalaise évaluait à environ une centaine les personnes potentiellement bloquées dans la structure de Trishuli-3.
Un lourd bilan humain
La catastrophe, déclenchée par un flux destructeur de liquide, de gel et de décombres ayant frappé des vallées situées entre le Népal et la Chine, a provoqué la mort d’au moins 1 280 individus. Les chiffres officiels recensent en outre plus de 5 600 portés disparus, parmi lesquels figurent plus de 900 employés du secteur hydroélectrique. Par ailleurs, les services officiels du pays, relayés par l’Organisation des Nations unies, recensent près de 85 000 personnes ayant perdu leur habitation.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
