En vue de l’élection présidentielle de 2027 et de l’après-élection, Édouard Philippe a pris l’initiative d’envoyer un courrier pour convier ses principaux concurrents de la droite et du centre ainsi que ses alliés à une rencontre prévue au début du mois de novembre. Cette démarche vise à travailler sur l’union du camp politique, comme l’a indiqué son entourage.
La liste des personnalités conviées comprend notamment Gabriel Attal, Bruno Retailleau, le président du MoDem François Bayrou ainsi que le maire de Cannes et fondateur du mouvement Nouvelle Energie, David Lisnard. Du côté des Républicains, la réponse n’a pas tardé : Bruno Retailleau a rejeté l’invitation de manière catégorique.
Selon un cadre du parti Horizons, l’objectif dépasse le cadre du scrutin présidentiel. L’enjeu consiste également à transformer le pays en obtenant une majorité, ce qui implique de se projeter dès à présent sur les élections législatives. Le projet inclut de s’accorder sur des éléments de programme communs et d’étudier la possibilité de présenter 577 candidats uniques.
Une stratégie de rassemblement face aux divisions
Cette proposition intervient alors que le paysage politique à droite et au centre demeure fragmenté entre différentes candidatures. Édouard Philippe, représentant du parti Horizons, se positionne face à Gabriel Attal pour Renaissance et Bruno Retailleau pour Les Républicains. Les différents protagonistes s’efforcent de s’imposer comme la figure centrale capable de fédérer leur famille politique, tandis que les débats persistent autour d’une éventuelle candidature unique ou de l’organisation d’une primaire.
L’entourage du maire du Havre formule l’attente de voir les autres prétendants se rallier à sa candidature pour s’engager dans un accord de gouvernement. François Bayrou, bien que non candidat, se voit également convié en raison de son plaidoyer de longue date pour le regroupement des forces modérées et de droite.
Dans le même temps, Édouard Philippe s’apprête à modifier son positionnement vis-à-vis de sa formation politique. Il quittera la présidence exécutive d’Horizons à partir du 1er octobre, au lendemain des élections sénatoriales, afin de ne plus arborer l’étiquette du parti. Son comité politique se transformera alors en un comité de campagne centré sur sa personne.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
