L’ancien Premier ministre François Bayrou comparaît de nouveau devant la justice. Le procès en appel concernant l’affaire des collaborateurs du MoDem s’est ouvert à Paris, devant la cour d’appel. Ce dossier implique des salariés rémunérés par l’institution européenne qui auraient en réalité officié pour la formation politique.
Devant la juridiction, le dirigeant du parti a exprimé sa sérénité. Il a affirmé qu’il est profondément confiant quant au fait que la cour d’appel examinera les mêmes éléments pour entériner la décision initiale, qualifiant les accusations d’infondées.
Un dossier aux enjeux relancés
Cette nouvelle audience fait suite à un premier jugement intervenu en février 2024. À cette période, plusieurs anciens députés européens du MoDem ainsi que de l’UDF, formation disparue durant les années 2000, avaient écopé de condamnations pour détournement de fonds publics. François Bayrou avait pour sa part bénéficié d’une relaxe, la justice estimant qu’il n’existait pas de preuve qu’il eût personnellement orchestré ce système.
Pour l’avocat du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve, cette instance remet l’ensemble des compteurs à zéro et rend toutes les issues possibles. Aux côtés de l’ancien Premier ministre, dix autres mis en cause du MoDem doivent répondre de ces accusations pendant près d’un mois, jusqu’au 5 octobre.
L’origine de l’enquête et le préjudice
L’affaire trouve son origine dans des soupçons mis en lumière par l’ancienne eurodéputée Corinne Lepage concernant l’affectation de collaborateurs européens au profit de la structure politique. Le montant du préjudice dans ce dossier est évalué à 300 000 euros, un total nettement inférieur à celui relevé dans le dossier similaire concernant les collaborateurs du Rassemblement national, qui se chiffre à plusieurs millions d’euros. François Bayrou, qui conserve la présidence du MoDem, a d’ores et déjà indiqué qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
