Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 (Cojop) traverse une nouvelle tempête. L’instance a annoncé la démission de son président, Edgar Grospiron, un peu plus d’un an et demi après son arrivée à la tête de la structure. Dans un communiqué, l’organisation a évoqué une transition choisie et organisée afin d’aborder une nouvelle phase opérationnelle. Une assemblée générale doit se tenir pour organiser l’intérim avant la désignation d’un successeur.
De son côté, l’ancien champion olympique de ski de bosses a réagi en évoquant des tensions accumulées au niveau de la gouvernance, estimant que les conditions n’étaient plus réunies pour poursuivre sa mission. Son mandat a été marqué par de nombreux départs au sein de l’équipe dirigeante, débutés avec celui de la directrice des opérations Anne Murac, suivis notamment par le directeur de la communication Arthur Richer, le président du comité des rémunérations Bertrand Méheut et le directeur général Cyril Linette. Des désaccords managériaux et des tensions sur la vision de la gouvernance ont régulièrement fragilisé l’équipe, malgré l’arrivée de Vincent Roberti comme nouveau directeur général après un intérim assuré par Michel Cadot.
Le Comité international olympique (CIO) a pris acte de ce départ, saluant les bases solides et le plan directeur élaborés durant cette période. Depuis l’attribution des Jeux aux Alpes françaises le 24 juillet 2024, le projet a accumulé divers obstacles, incluant des délais d’obtention des garanties financières de l’État en raison de l’instabilité politique française, ainsi qu’un retard global estimé à un mois et demi selon la ministre des Sports, Marina Ferrari. L’adoption tardive de la loi olympique par le Parlement a également rythmé ce parcours marqué par des incertitudes politiques locales, notamment après les élections municipales du printemps 2026.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
