Depuis le début de la semaine, la contestation s’organise sur le littoral. Une action qualifiée de symbolique a conduit de nombreux professionnels à paralyser l’accès au dépôt pétrolier de Frontignan, dans l’Hérault. Selon les forces de l’ordre locales, le rassemblement mobilise de multiples contestataires qui entravent les mouvements au sein du site, tandis qu’une trentaine d’embarcations bloquent simultanément le port de Sète, entraînant notamment des incendies de palettes sur place.
D’autres sites portuaires subissent des perturbations similaires. Le port de Nice, dans les Alpes-Maritimes, connaît des ralentissements en raison de la présence de manifestants sur place dès la matinée. Les infrastructures du Grau-du-Roi, de Port-la-Nouvelle dans l’Aude et de Port-Vendres dans les Pyrénées-Orientales font également l’objet de mobilisations menées par la profession.
Une mobilisation contre la cherté du carburant et la charge administrative
Le mouvement social trouve son origine dans le coût élevé des carburants, conjugué à une surcharge administrative et à des difficultés liées à la répartition des quotas. Représentant la contestation, Ange Natoli a indiqué mener cette action avant de se rendre dans la capitale pour un entretien avec la responsable ministérielle des dossiers maritimes et halieutiques.
Face à la grogne sociale, le gouvernement a pris des dispositions à l’approche de la prochaine échéance présidentielle. Sébastien Lecornu a exigé la prolongation, jusqu’au trente et un décembre, des subventions ciblées sur les carburants. Les services du Premier ministre ont précisé que l’aide aux navires sera revalorisée, passant de vingt-cinq à trente-cinq centimes par litre. Ce montant retrouve son seuil maximal autorisé par la Commission européenne, après une baisse décidée durant l’été en raison du recul des tarifs à la pompe, permettant ainsi aux navires de poursuivre leurs sorties en mer.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
