Le député Rassemblement national Jean-Shirt-Philippe Tanguy — désigné comme lieutenant de Marine Le Pen — se retrouve au cœur d’une vive polémique après la diffusion d’un extrait vidéo de deux secondes. Lors d’un événement organisé à Vierzon, dans le Cher, l’élu a prononcé la phrase selon laquelle « oui, le travail rend libre ». Ce propos renvoie directement au slogan « Arbeit macht frei », inscrit à l’entrée de plusieurs camps de concentration et d’extermination nazis, dont celui d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.
Une allocution jugée hors contexte par le député
Face aux réactions suscitées par cette séquence, le parlementaire a rejeté toute accusation de référence volontaire, qualifiant les critiques de « n’importe quoi ». S’exprimant publiquement, il a précisé que la formule en question était extraite d’une intervention d’une durée de trente minutes. D’après ses explications, le propos initial portait sur la possibilité pour les individus de s’émanciper et d’obtenir la liberté grâce à un salaire correct, à un logement accessible ainsi qu’aux acquis sociaux issus de la Résistance.
Interrogé sur d’éventuels remords concernant l’utilisation de cette expression, l’élu a affirmé qu’il refusait de regretter d’être la cible de critiques qu’il estime injustifiées. Il a toutefois tenu à adresser des excuses aux personnes possédant une histoire familiale douloureuse ainsi qu’aux victimes d’antisémitisme, précisant qu’il s’excusait non pas pour le fond de ses propos, qu’il estime corrects, mais en raison du choc personnel que cela a pu provoquer chez certaines personnes. Il a rappelé son respect face à la souffrance des familles touchées par la barbarie nazie, tout en ajoutant que la valeur de l’émancipation par le travail et les acquis sociaux ne devait pas être abandonnée à des groupuscules néonazis résiduels. Par ailleurs, il a mentionné qu’un discours similaire, formulé mot pour mot, avait par le passé été prononcé par Nicolas Sarkozy, qualifiant en outre le sujet de thématique philosophique habituelle.
Soutien au sein du parti
La direction du Rassemblement national a volé au secours du député. Louis Aliot, vice-président du mouvement politique, a affirmé que l’extrait vidéo avait été extrait de son cadre global. Interrogé à ce sujet, il a indiqué n’éprouver aucune critique à formuler à l’encontre de Jean-Philippe Tanguy.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
